Barack Obama rend hommage aux policiers tués à Dallas: "nous ne sommes pas aussi divisés qu'il y paraît"

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Barack Obama rend hommage aux policiers tués à Dallas: "nous ne sommes pas aussi divisés qu'il y paraît"

Publié le 13/07/2016 à 14:56 - Mise à jour à 15:08
©Mandel Ngan/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Rendant hommage aux cinq policiers abattus à Dallas la semaine dernière, Barack Obama a appelé mardi une Amérique secouée par les tensions raciales à la réconciliation. "Je suis ici pour insister sur le fait que nous ne sommes pas aussi divisés qu'il y paraît", a-t-il déclaré, admettant qu'"aucun d'entre nous n'est totalement innocent".

Démocrates et républicains, noirs et blancs, politiques et policiers ont rendu hommage mardi 12 aux cinq policiers abattus par un tireur embusqué à Dallas la semaine dernière à l'auditorium de Meyerson Symphony Center dans la capitale du Texas. "Je suis ici pour insister sur le fait que nous ne sommes pas aussi divisés qu'il y paraît", a déclaré Barack Obama lors de la cérémonie oecuménique, aux côtés de son épouse Michelle et de son prédécesseur républicain George W.Bush. Les victimes, Brent Thompson, Patrick Zamarripa, Michael Krol, Lorne Ahrens et Michael Smith, étaient chacune représentées par une chaise vide sur laquelle était posé un drapeau américain plié.

"Nous allumons la télévision ou surfons sur Internet et nous voyons les positions se durcir, des lignes tracées et les gens se retirer dans leurs camps respectifs. (...) Je comprends ce que ressentent les Américains. Mais, je suis ici pour le dire, nous devons rejeter un tel désespoir", a déclaré le président alors que l'Amérique est plus que jamais secouée par des tensions raciales. "Je ne suis pas naïf. J'ai parlé à trop de cérémonies, serré dans mes bras trop de familles qui avaient perdu des proches. J'ai vu comment l'esprit d'unité né d'une tragédie pouvait se dissiper peu à peu (...) J'ai vu combien mes propres mots étaient inadaptés", a admis celui, qui, il y a un an, avait déjà appelé l'Amérique à la lucidité, sur le racisme comme sur les armes à feu après qu'un jeune partisan de la suprématie blanche a tué par balles neuf Afro-américains.

"Aucun d'entre nous n'est totalement innocent. Aucune institution n'est totalement à l'abri. Et cela vaut aussi pour nos services de police", a ajouté le président, reconnaissant ainsi les préoccupation de ceux qui s'inquiètent des brutalités policières envers les noirs."Même ceux qui n'aiment pas la phrase Black Lives Matter (nom d'un mouvement qui dénonce les bavures policières à l'encontre des noirs, NDLR) devraient être capables d'entendre la douleur de la famille d'Alton Sterling", a-t-il poursuivi en souvenir du jeune homme abattu par la police dans des circonstances controversées à Baton Rouge, en Louisiane, début juillet.  

Jouant la carte de l'équilibre, Barack Obama a également fait l'éloge de la police de Dallas et des Etats-Unis. "Nous savons que la très grande majorité des agents de police accomplissent un travail incroyablement dangereux et difficile avec équité et professionnalisme. Ils méritent notre respect, pas notre mépris", a-t-il déclaré. "Et, quand quelqu'un, même bien intentionné, taxe tous les policiers de partialité ou de sectarisme, nous nuisons à ces agents dont dépend notre sécurité", a-t-il ajouté. "Et en ce qui concerne ceux qui utilisent des mots suggérant de s'en prendre à la police, même s'ils n'agissent pas eux-mêmes, non seulement ils rendent le travail des policiers encore plus dangereux, mais ils desservent la cause même de la justice qu'ils disent promouvoir", a conclu le président américain.

Enfin, comme à chaque fois après les trop nombreuses fusillades qui ont bouleversé l'Amérique au cours de ses deux mandats, Barack Obama a plaidé pour une réforme de la législation sur les ventes d'armes. Un débat sur le sujet s'est ouvert au Sénat après la tuerie d'Orlando qui a fait 49 morts le 12 juin mais il n'a pour l'instant abouti à rien en raison des divergences entre républicains.

A l'issue de la cérémonie, le président des Etats-Unis et son épouse Michelle, Georges W. Bush et son épouse Laura, le vice-président Joe Biden et sa femme Jill, le maire Mike Rawlings, le chef de la police David Brown et d'autres qui étaient sur scène se sont pris par la main alors qu'un choeur chantait The Battle Hymn of the Republic, un chant patriotique datant de la guerre de Sécession appelant à libérer les esclaves du Sud.  

Ce mercredi, Barack Obama réunira à la Maison Blanche des représentants des forces de l'ordre, des militants des droits civiques, des universitaires et des élus locaux afin de trouver des solutions pour retrouver la confiance entre les communautés et la police.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Démocrates et républicains étaient rassemblés pour faire hommage aux policiers abattus la semaine dernière.

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