Centenaire de 14-18: 5 aspects méconnus du conflit (diaporama)

Centenaire de 14-18: 5 aspects méconnus du conflit (diaporama)

Publié le :

Mercredi 07 Novembre 2018 - 16:49

Mise à jour :

Dimanche 11 Novembre 2018 - 12:53
©Wikimedia Commons
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Par son ampleur, sa violence et son caractère particulièrement inhumain et meurtrier, la Première Guerre mondiale a durablement marqué l'Europe et le monde. Du fait du gigantisme du conflit, il est difficile d'en appréhender toutes les facettes. "France-Soir" propose de découvrir ou de redécouvrir des aspects méconnus du conflit.

Près de dix millions de morts dans le monde et un déluge de feu sans précédent. La Première Guerre mondiale a marqué les esprits et l'histoire par bien des aspects. La France commémore cette année un conflit qui a vu mourir plus d'un million et demi de ses enfants. Retour sur des aspects méconnus de la Grande Guerre.

> Les troupes des colonies

La Première Guerre mondiale a mobilisé beaucoup d’hommes sur les champs de bataille. Pour combattre l’armée allemande et ses alliés, les empires français et britannique ont utilisé leurs colonies comme viviers de soldats. Si, en France, le tirailleur sénégalais est resté célèbre, désignant rapidement l'ensemble des soldats africains de couleur noire, d'importants contingents sont venus du Maroc, d'Algérie et de Tunisie et combattront lors du conflit, le plus souvent en Europe, sur le front français ou dans les Balkans. 

En quatre années de guerre, la France a également fait venir d’Indochine 43.430 tirailleurs annamites (centre de l’actuel Vietnam) et tonkinois (nord).

> Le front d'Orient

Les troupes alliées qui se battent dans les Balkans ont longtemps été le parent pauvre du conflit. À la suite de l'invasion par les armées austro-allemandes et bulgares de la Serbie, les Alliés débarquent à Salonique avec des troupes repliées de l'expédition des Dardanelles. L'idée politique est de se porter au secours des troupes serbes qui se replient vers le Sud et de maintenir ainsi le deuxième front.

Pour autant, le front d'Orient restera particulièrement statique jusqu'en 1918, faute de moyens pour mener l'offensive. Toutefois, en septembre 1918, les troupes alliées, sous le commandement du Français Franchet d'Espérey et surnommées "les Jardiniers de Salonique", passent à l'offensive et remportent des victoires capitales qui précipiteront l'effondrement de la Bulgarie et de l'Autriche-Hongrie. Ce qui coupera l'empire Ottoman de ses alliés, accélérant ainsi la défaite de l'Allemagne.

> Les villages "Morts pour la France"

Neuf villages meusiens situés en première ligne de l’offensive de février 1916 ont été entièrement détruits lors de la bataille de Verdun: Douaumont, Ornes, Vaux-devant-Damloup, Beaumont-en-Verdunois, Bezonvaux, Cumières-le-Mort-Homme, Fleury-devant-Douaumont, Haumont-près-Samogneux et Louvemont-Côte-du-Poivre.

Les six derniers villages n’ont jamais été reconstruits en raison de l’importance des dommages subis et de la présence de munitions non-explosées. Ces communes sont considérées comme "mortes pour la France".

> Les animaux dans la guerre

Héros de l’ombre, les animaux ont pourtant joué un rôle important au cours de la guerre 14-18. On estime que 14 millions ont participé au conflit, notamment comme moyens de traction ou de communication. Ainsi quelque 10 millions de chevaux vont mourir lors des combats. Si la cavalerie disparaît rapidement des champs de bataille du nord et de l'est de la France (elle garde une grande importance sur les autres fronts), la puissance de traction des chevaux, des ânes, des mulets et des bœufs est utilisée pour déplacer l'artillerie, transporter troupes et munitions et évacuer les blessés.

Malgré le développement de la téléphonie, c'est principalement par le biais de pigeons voyageurs que les messages seront envoyés au cours du conflit. Certains ont été décorés comme des soldats. Ce fut le cas du célèbre Vaillant, dernier pigeon français du fort de Vaux, lâché le 4 juin 1916 pour apporter à Verdun une missive. Il eut le privilège d'être cité à l'ordre de la Nation pour avoir transporté au travers des fumées toxiques et des tirs ennemis l'ultime message du fort annonçant sa reddition après une résistance héroïque. Son histoire a même été adaptée sur grand écran dans le film d'animation Vaillant, pigeon de combat! sorti en 2005.

> Les différents armistices

Si sur le front de l'Ouest l'armistice est signé le 11 novembre 1918 à 5h15 dans le célèbre wagon de Rethondes, mettant fin aux hostilités entre les Alliés et l'Allemagne, à l'Est la situation est plus chaotique. Un armistice, dit de Villa Giusti, avait déjà été signé entre l'Italie et l'Autriche-Hongrie le 4 novembre, mais l'effondrement de l'empire des Habsbourg provoque un léger prolongement de la guerre.

En effet, à la faveur de la fin des combats entre les Alliés et l'Autriche-Hongrie, la Hongrie a proclamé son indépendance et a rapatrié ses troupes à l'intérieur de ses nouvelles frontières, et ce n'est finalement que le 13 novembre que la fin des combats est signée à Belgrade entre le général français Louis Franchet d'Espèrey et le Premier ministre hongrois Mihály Károlyi.

(Voir ci-dessous le diaporama illustrant cet article):

Les troupes françaises se sont battues sur la majorité des fronts de la Grande Guerre.


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