"Charlie Hebdo": des réactions venues du monde entier

Emotion internationale

"Charlie Hebdo": des réactions venues du monde entier

Publié le :

Mercredi 07 Janvier 2015 - 16:28

Mise à jour :

Mercredi 07 Janvier 2015 - 19:20
Suite à l'attaque extrêmement violente et meurtrière qui a visé "Charlie Hebdo" ce mercredi, plusieurs chefs d'Etat étrangers se sont joints aux représentants politiques français pour faire part de leur émotion, de leur indignation et de leur soutien.
©Capture d'écran YouTube
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L'ampleur et l'horreur de l'attentat perpétré contre la rédaction de Charlie Hebdo, qui a fait au moins 12 morts, a provoqué l'indignation au-delà de nos frontières. En plus de la classe politique française, plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement étrangers ont exprimé leur sympathie.

Le porte-parole de Barack Obama a déclaré que "Toute la Maison Blanche est solidaire des familles de ceux qui ont été tués ou blessés dans cette attaque" et que "les autorités américaines sont prêtes à collaborer avec les Français pour mener l'enquête". Fait rare, son secrétaire d'Etat John Kerry s'est adressé en français "aux Parisiens et à tous les Français pour leur dire que tous les Américains se tiennent à leurs côtés".

Son homologue russe a fait savoir que Vladimir Poutine et la Russie "condamnent le terrorisme sous toutes ses formes".

L'intervention la plus remarquée a été celle du  Premier ministre britannique, David Cameron, qui a pris la parole à la Chambre des Communes (l'équivalent de l'Assemblée nationale) :"Je suis sûr que cette assemblée veut se joindre à moi pour condamner l'attaque barbare des bureaux d'un magazine ce matin à Paris. (…) Je sais que cette assemblée et ce pays (le Royaume-Uni) se dressent avec le peuple français contre toute forme de terrorisme. Nous nous dressons pour la liberté d'expression et la démocratie. Ces gens (les terroristes) ne pourront jamais nous retirer ces valeurs. De son côté la reine Elisabeth II a adressé ses "sincères condoléances" aux familles des victimes.

La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré dans un communiqué que "cet acte horrible est non seulement une agression contre la vie des citoyennes et citoyens français" mais "aussi une attaque que rien ne peut justifier contre la liberté de la presse et d'opinion, un fondement de notre culture libre et démocratique".

Martin Schulz s'est exprimé au nom du Parlement européen qu'il préside: "Nous sommes profondément choqués par ce crime insupportable, par ce coup porté contre nos sociétés civilisées et nous condamnons cette violence (…). C'est un moment de grande tristesse mais nous ne devons pas réagir inconsciemment. Au-delà de nos opinions, de nos croyances, nous devons nous élever contre ces actes. J'appelle tous les citoyens à défendre ensemble nos valeurs".

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est dit "consterné" par cette "attaque contre la liberté de la presse", alors que la Ligue arabe a condamné "avec force cette attaque terroriste".

Le Vatican a condamné "la double violence" de l'attentat: "l'acte de violence" de la fusillade et "l'atteinte à la liberté de la presse, aussi importante que la liberté religieuse".

En France, François Hollande s'est sur les lieux de l'attentat pour affirmer que "c'est un attentat terroriste, ça ne fait pas de doute". "C'est une journée noire pour la presse et pour la France", a-t-il dit, ajoutant "qu'aucun acte barbare ne saura jamais éteindre la liberté de la presse" et appelant à "l'unité nationale".

Son prédécesseur, Nicolas Sarkozy a en début d'après-midi fait part de sa "profonde émotion face à cet acte abject qui heurte la conscience humaine. (…) Une atteinte directe et sauvage à l'un de nos principes républicains les plus chers, la liberté d'expression". Appelant à "la  plus extrême sévérité", il a ajouté que "la fermeté absolue est la seule réponse possible".

Marine Le Pen a été la première à donner un ton politique à la tragédie. Après avoir dit sur RTL que "le peuple français est aux côtés des morts et des blessés", la présidente du Front national a parlé d'un évènement qui "hélas semblait prévisible"  car "la montée en puissance du danger terroriste lié au fondamentalisme islamiste est un fait".

Enfin Jean-Luc Mélenchon a tweeté: "Le nom des meurtriers est connu: lâches, assassins, tuent les sans défense. Le nôtre: chagrin et réplique républicaine".

 

David Cameron a pris la parole au sein du Parlement britannique pour condamner l'attentat de "Charlie Hebdo".

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