Doit-on s’inquiéter du traitement réservé à Donald Trump ?

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Doit-on s’inquiéter du traitement réservé à Donald Trump ?

Publié le 03/10/2020 à 14:31 - Mise à jour à 15:19
© Brendan Smialowski / AFP
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Auteur(s): FranceSoir

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Ce 2 octobre, nous apprenions que Donald Trump (connu sous le nom de POTUS, président of the United States) et son épouse FLOTUS (First Lady of the United States) avaient été testés positifs au Covid-19 et qu’ils commençaient une période de quarantaine et de traitement. 1.7 millions de Likes, près d’un million de retweets.

Des vœux de rétablissement de Joe Biden le candidat démocrate en course à la Maison-Blanche ainsi que de nombreux autres témoignages de sympathie de par le monde affluent. 

 

Deux états de santé à six heures d’intervalle interpellent

La secrétaire de Presse de la Maison-Blanche Kayleigh McEnany publiait par le biais d’un tweet il y a 13h un point sur la santé du président. En l’occurrence vers 23h - heure française - (donc 17 heures - heure locale) le 2 octobre.

Dans ce tweet, elle publiait aussi un état de santé émanant du médecin du président Sean P. Conley (militaire, ostéopathe de formation et urgentiste), indiquant que le président aurait reçu un traitement à base d’anticorps polyclonaux, de zinc, de vitamine D, de famotidine, de mélatonine et d’aspirine. Cet état de santé est écrit « dans l’après-midi » du 2 octobre et est signé à la main par le docteur du président.

Quelques heures plus tard et donc à 5h30 ce matin, soit 23h30 - heure locale - un nouveau tweet de la Maison-Blanche faisait état que le président avait commencé un traitement à base de remdesivir, accompagné d’un message de Donald Trump lui-même disant qu’il allait bien. Le second état de santé n'est pas signé par le docteur du président.

Et dans les dernières heures certains médias rapportent que le président aurait des difficultés à respirer et serait très fatigué.

 

Qui est Kayleigh McEnany ?

La secrétaire presse de la Maison-Blanche n’a pas toujours supporté Donald Trump. Avant de devenir partisane, elle a été très critique à son encontre déclarant que « Donald Trump s’est montré être un showman » et il était « malheureux » et « inauthentique » de l’appeler républicain. Elle n'aurait commencé à soutenir Trump qu'après avoir reçu des conseils d’un collègue avocat démocrate lui indiquant qu’il serait sage d’être un soutien précoce pour « une intelligente, jeune diplômée de Harvard » qui cherchait à faire carrière dans la politique.  

Le 29 juin 2020 elle déclarait « Les patients hospitalisés traités par Remdesivir ne trouveront pas son coût ($3120) élevé ».  Le 3 septembre 2020 elle ajoutait : « Ici, à la Maison-Blanche, nous avons plus de 270 essais cliniques, 570 à l’étape de la planification et des traitements efficaces que nous connaissons, comme la dexaméthasone et le remdesivir.»

 

Plusieurs questions se posent sur l’état de santé du président et des traitements qui lui sont administrés.

Tout d’abord le traitement communiqué à 23 heures - heure française - lui a été administré dans l’après-midi.  Il est donc surprenant de ne pas avoir attendu d’observer l’effet sur les variables physiologiques de la santé du Président. Données qui sont inconnues à ce moment.  

L’administration du Remdesivir par voie intraveineuse quelque six heures après la prise du traitement est surprenant à plusieurs titres :

  • Les messages ont fait état que le président allait bien et qu’il n’avait pas besoin d’oxygène,
  • Il a reçu un premier traitement sans que l’on puisse probablement observer les effets de ce traitement,
  • Le remdesivir est connu pour avoir des interactions adverses avec d’autres traitements. Plusieurs incidents ont été relevés dans des études sur son efficacité et ses effets secondaires importants avec entre autres atteinte aux reins et au foie. Rappelons que Gilead avait non seulement dû modifier le protocole d’administration de ce médicament à plusieurs reprises, mais en outre la demande de remboursement en France auprès du HAS (Haute Autorité de Santé), a été retirée. La HAS avait conditionné le remboursement à la fourniture des données brutes sur les essais cliniques et les effets secondaires au plus tard en octobre 2020.

FranceSoir avait très tôt suggéré que le laboratoire Gilead puisse avoir dissimulé la toxicité du remdesivir, et alertait sur la forte réactivité de cette molécule induisant nécessairement des interactions médicamenteuses avec le traitement administré quelques heures plus tôt.

Il y a une incohérence flagrante et on est en droit de s’interroger sur l’état réel de santé du président ou sur les conseils médicaux qu’il reçoit car modifier un traitement en cours de route aussi rapidement pose question.

Il y a six heures, le président n’allait peut-être pas aussi bien qu’on nous le dit et on aurait raison de s’inquiéter pour sa santé. Son état aurait-il pu empirer contrairement à ce que dit son tweet d’il y a quelques six heures, au point qu’un traitement à base de remdesivir lui soit administré ?

Le médecin du président ne serait-il pas aussi serein ou compétent dans le diagnostic initial à en modifier aussi rapidement le traitement. Il serait étonnant que ce médecin ait eu à soigner beaucoup de cas Covid. Un des médecins auxquels il se sera probablement référé serait le Dr Fauci du NIAID, supporteur depuis longtemps du Remdesivir. Le docteur Fauci s’est récemment trouvé en opposition avec le président sur la politique sanitaire dans le traitement de l’épidémie.

Rappelons que les élections présidentielles se jouent dans un mois. Les observateurs politiques ne manqueront pas de nous fournir des interprétations quant aux conséquences sur la campagne. Alors que d’autres observateurs s’interrogeront sur la santé et le traitement reçu par le président.

Ces diverses communications si proches les unes des autres posent questions outre  l’état de santé réel du président, sur les traitements administrés et encore une fois le rôle que pourrait jouer le laboratoire Gilead.

 

Auteur(s): FranceSoir


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