Grèce: les négociations s'enlisent, le sommet européen annulé

Grèce: les négociations s'enlisent, le sommet européen annulé

Publié le :

Dimanche 12 Juillet 2015 - 10:22

Mise à jour :

Dimanche 12 Juillet 2015 - 10:50
©Francois Lenoir/Reuters
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Samedi 11, les ministres des Finances de la zone euro ne sont pas parvenus à trouver d'accord concernant les propositions soumises par la Grèce à ses créanciers. Par conséquent, les négociations se poursuivent ce dimanche et le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement européen initialement prévu dans l'après-midi a été annulé.

"Fin de la session de l'Eurogroupe. À continuer demain". Après neuf heures de discussions infructueuses, samedi 11 au soir le ministre finlandais des Finances Alexander Subb a laconiquement annoncé sur Twitter la fin de la réunion visant à examiner les propositions de la Grèce et sa reconduite ce dimanche à Bruxelles. Par conséquent, le président du Conseil européen Donald Tusk a décrété ce matin l'annulation du sommet des chefs d'Etats et de gouvernement européen initialement prévu dans l'après -midi.

Car, comme l’a indiqué samedi le patron de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, les négociations sont '"très difficiles": Il y a ceux qui veulent à tout prix garder Athènes dans la zone euro et ceux qui souhaitent un Grexit. En effet, plusieurs pays bloquent et ne veulent pas d'un troisième plan d'aide. C’est par exemple le cas de l’Allemagne et de la Finlande.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble a ainsi rendu publique samedi un texte proposant une sortie temporaire de la Grèce de cinq ans de la zone euro. "Si la Grèce ne peut garantir une mise en œuvre crédible de mesures et une dette soutenable, il faudrait lui offrir de rapides négociations pour une période hors de la zone euro, avec une possible restructuration de sa dette, si nécessaire (...) pendant cinq ans", indique ce document. Ce dernier n’a toutefois pas été encore formellement débattu.

De son côté, le Finlandais Alexander Stubb a été sommé par le Parlement de son pays de négocier une sortie de la Grèce de la zone euro, a indiqué samedi soir la télévision publique Yle.

Mais la Finlande et l’Allemagne ne sont pas les seules à se méfier d’Athènes. En effet, de nombreux ministres de l’Eurogroupe considèrent les propositions grecques insuffisantes au regard de la somme demandée par le gouvernement Tspiras.

Si ce troisième plan d’aide voit finalement le jour, Athènes pourrait recevoir entre 74 et 82 milliards d'euros sur trois ans, dont 16 milliards déjà prévus dans un programme du FMI devant expirer en mars 2016, ont estimé les créanciers du pays.  

La journée s’annonce longue pour l’Eurogroupe…

 

La directrice du FMI Christine Lagarde en pleine négociation avec le ministre grec des Finances Euclide Tsakalotos à Bruxelles le 11 juillet.

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