Grèce: Tsipras a jusqu'à jeudi 9 pour faire des propositions

Grèce: Tsipras a jusqu'à jeudi 9 pour faire des propositions

Publié le :

Mercredi 08 Juillet 2015 - 07:46

Mise à jour :

Mercredi 08 Juillet 2015 - 07:47
©Alkis Konstantinidis/Reuters
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Pierre Plottu

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Arrivé les mains vides de propositions au sommet de mardi 7, Alexis Tsipras a demandé un sursis pour préparer son plan de reforme. Ses partenaires, et créanciers, lui ont donné cinq jours.

Le compte à rebours a commencé. Arrivé les mains vides, sans proposition, au sommet extraordinaire de mardi 7, Alexis Tsipras a tout de même arraché un répit à ses partenaires européens. Ou plutôt un très court sursis: les chefs d'Etat de la zone euro lui donnent jusqu'à demain jeudi 9 pour leur soumette un "plan détaillé" de réformes, a déclaré Angela Merkel mardi soir.

Le calendrier est ainsi particulièrement resserré. "Il ne reste plus que cinq jours pour parvenir à un accord définitif", a aconfirmé le président du Conseil européen Donald Tusk a l'issue du sommet de mardi. D'ici jeudi, donc, le premier ministre grec doit avoir présenté ses propositions, qui devront être validés dans la foulée par la troïka BCE-FMI-UE au plus tard vendredi 10 avant d'être présentées parallèlement aux parlements allemands et grecs, ainsi qu'à l'Eurogroupe samedi 11 et à un nouveau sommet dimanche 12. Un marathon.

Et Alexis Tsipras devra se montrer particulièrement convainquant après avoir froissé la majorité de ses partenaires à force de revirements. Il a même fait basculer certains de ses derniers soutiens début juin, lorsqu'il a quitté la table des négociations pour organiser un référendum sur les propositions des créanciers et pour lequel il a fait campagne pour le "non". Ainsi, de l'aveu même du président du Parlement européen Jean-Claude Juncker, pourtant farouchement hostile à la sortie de la Grèce de la monnaie unique, un scénario détaillé prévoyant ce Grexit a d'ores et déjà été préparé. "Je ne pourrais l'empêcher si le gouvernement grec ne fait pas ce qu'il doit faire", a ainsi conclu Juncker.

 

"Je ne pourrais empêcher (un Grexit) si le gouvernement grec ne fait pas ce qu'il doit faire", a regretté Jean-Claude Juncker.

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