Al-Sissi: le président égyptien réclame une intervention de l'ONU en Libye

Al-Sissi: le président égyptien réclame une intervention de l'ONU en Libye

Publié le :

Mardi 17 Février 2015 - 08:51

Mise à jour :

Mardi 17 Février 2015 - 17:08
©Capture d'écran Europe-1
PARTAGER :

Pierre Plottu

-A +A

Abdel Fattah al-Sissi était l'invité d'Europe-1, ce mardi matin. Le président égyptien est notamment revenu sur la menace terroriste qui plane la Libye et bien au-delà, selon lui. Il réclame une "confrontation globale" contre le djihadisme, c'est-à-dire militaire mais aussi éducative et économique.

La signature du contrat des Rafale

"Je voudrais dire que le président français, dès notre première rencontre, a fait montre d'une grande compréhension des menaces auxquelles l'Egypte fait face".

"L'armement et le matériel français sont très en pointe".

"Les menaces nous entourent, partout. Et l'ensemble de la région est concernée. Nous avons donc besoin de ce matériel de pointe qui nous permet d'aller là où nous ne pouvions pas auparavant".

 

Les Coptes égyptiens égorgés par Daech

"Nous considérons tous les Egyptiens comme étant nos enfants, nos frères. Ce qui s'est passé est un crime contre l'humanité, pas seulement les Européens".

"C'est un message au Français et aux Européens".

"La Libye est un terreau terroriste qui va menacer l'ensemble de la région et le bassin méditerranéen notamment, pas seulement l'Egypte".

 

Faut-il intervenir en Libye?

"Il faut soutenir le choix du peuple. Les milices doivent remettre leurs armes".

"Il faut désarmer et empêcher l'arrivée d'extrémistes d'autres pays en Libye".

"Il faut lever l'embargo sur les armes à destination de l'armée libyenne pour qu'elle puisse protéger son peuple".

"Nous ne voulions pas que l'Egypte intervienne militairement. Mais ce qui s'est passé est un crime terroriste haïssable. Que nos enfants soient égorgés en Libye et ne pas agir? Non".

"Nous avons besoin de refaire une telle réponse, mais ensemble (avec les alliés de l'Egypte, NDLR)".

 

L'ONU doit-elle intervenir en Libye?

"Une résolution du Conseil de sécurité (des Nations unies, NDLR) pour une coalition? Il n'y a pas d'autre choix".

"Ma colère vient de ces longs mois passés, lorsque la situation s'est détériorée en Libye. Nous avions prévenu".

"Nous devons travailler ensemble pour battre le terrorisme. Je parle d'une confrontation globale, militaire mais aussi éducative et économique, notamment".

 

Le djihadisme menace-t-il tous les pays?

"Je ne suis pas le seul à le penser".

 

La prise du pouvoir et la répression contre les frères musulmans

"Le peuple a refusé que le pays soit dirigé par un courant religieux".

"Les Européens ont mieux compris (que les Américains, NDLR) car ils sont plus proches, peut être".

"Les tenants de cette autre pensée doivent faire la preuve de leur volonté de vivre avec nous, sans vouloir nous imposer leurs idées. Il faut faire évoluer le discours politique musulman".

"Le discours religieux doit prendre en compte la réalité et ne pas être en confrontation avec l'être humain. Lorsqu'il se heurte au monde, aux gens, et est violent, il faut le faire évoluer pour qu'il corresponde à son époque".

"Combien de peines de mort ont été exécutées en Egypte? Il y a encore deux autres phases d'appel avant que le jugement devienne exécutoire. Il n'est pas facile de tuer quelqu'un, même s'il nous tue".

"Nous sommes un Etat de droit, comme vous, nous respectons les décisions de notre justice".

 

Le processus de transition démocratique et les droits de l'Homme

"Si nous parlons de l'évolution du discours religieux, comment imaginer que nous ne respecterons pas les droits fondamentaux des êtres humains?".

 

La sécurité des touristes

"Le visa est déjà une garantie de la sécurité de chacun de nos visiteurs".

 

Sur l'économie

"Les investisseurs français et le gouvernement français peut travailler avec nous dans de nombreux domaines, comme l'énergie et la logistique. Vous êtes les bienvenus".

"Vous financez avec des prêts et le travail se fait ici".

 

En conclusion

"L'Humanité va nous juger, si nous ne luttons pas contre le terrorisme. Nous devons protéger l'humain et l'humanisme".

"Le premier ennemi est dans la pensée terroriste qui se trouve dans beaucoup d'endroits, et même chez vous, dans votre pays".

"Je veux remercier le président français et le ministre de la Défense, ainsi que tous les Français, d'avoir été avec nous dans ces moments difficiles".

 

"Il faut faire évoluer le discours politique musulman", selon Abdel Fattah al-Sissi.


Commentaires

-