Le Vatican à nouveau confronté à des fuites dans la presse

Le Vatican à nouveau confronté à des fuites dans la presse

Publié le 03/11/2015 à 16:53 - Mise à jour à 17:51
©Gregorio Borgia/Sipa
PARTAGER :

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Plus de trois ans après la révélation dans la presse de documents officiels concernant le Vatican, deux proches du pape François ont été arrêtés ce week-end. Ils sont soupçonnés d'avoir fait fuiter de nouvelles informations qui seront publiées dans deux livres prochainement.

Deux noms font trembler le Vatican ces dernières heures. Monseigneur Angel Vallejo Balda, un prêtre espagnol, et Francesca Chaouqui, une consultante externe du Vatican italienne d'origine marocaine, ont été arrêtés samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre par la gendarmerie du plus petit Etat du monde. Ils faisaient partie d'un groupe de huit personnes formé en juillet 2013 par le pape François pour superviser l’audit des comptes du Saint-Siège et réduire les dépenses. Il a été dissous depuis.

Le Saint-Siège n'a rendu leur interpellation publique que lundi et expliqué qu'ils sont soupçonnés d'avoir divulgué des informations et des documents confidentiels. Selon la presse italienne, un vol de données aurait été effectué sur l'ordinateur du contrôleur général des finances du Vatican, l'Italien Libero Milone, dans son bureau situé non loin de la place Saint-Pierre.

Deux ouvrages doivent sortir prochainement: Avarice d'Emiliano Fittipaldi et Via crucis de Gianluigi Nuzzi. Le Monde a réussi à se procurer des extraits du dernier, qui détaille notamment un affrontement entre le pape et "une administration vaticane jalouse de ses prérogatives".

Les auteurs de ces deux livres ont révélé ce mardi que leurs écrits dénonçaient des scandales d'argent détourné, de privilèges, d'opacité, de trous budgétaires, de croissance sans contrôle des emplois et des dépenses au sein du Saint-Siège. "Ces publications ne concourent en aucune façon à établir la clarté et la vérité, mais plutôt à générer la confusion et des interprétations partielles et tendancieuses", a rétorqué le Vatican lundi.

Libérée en raison de sa collaboration avec les enquêteurs, la jeune femme de 33 ans a démenti toute implication dans ces fuites sur les réseaux sociaux ce mardi: "je ne suis pas un corbeau, je n'ai pas trahi le pape. Je n'ai jamais rien donné à quiconque". Ces nouvelles fuites ramènent le Vatican trois ans en arrière, quand de premières révélations intitulées "VatiLeaks" avaient assombri les derniers mois du pontificat de Benoît XVI. A l'époque, son majordome avait transmis à la presse des documents confidentiels. Ce mardi, l'affaire fait les gros titres des sites italiens, qui n'hésitent pas, à l'image de la Republicca ou de la Stampa, à la qualifier de "VatiLeaks 2".

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


PARTAGER CET ARTICLE :


Le pape François pourrait être fragilisé.

Annonces immobilières

Fil d'actualités Politique




Commentaires

-