Mexique: des suspects avouent le meurtre d'au moins 40 étudiants disparus

  •  SOUTENEZ L'INDEPENDANCE DE FRANCESOIR, FAITES UN DON !  

Mexique: des suspects avouent le meurtre d'au moins 40 étudiants disparus

Publié le 08/11/2014 à 10:28 - Mise à jour à 17:51
©Tomas Bravo/Reuters
PARTAGER :

Auteur(s): AS

-A +A

Une vague d'arrestations au Mexique a conduit les membres d'un groupe criminel du pays à avouer leur responsabilité dans la mort de plus de 40 étudiants. Plusieurs chefs de gangs criminels liés au narcotrafic ont été arrêtés depuis le 26 septembre, date de disparition de 43 jeunes à Iguala (centre du pays). Les autorités restent toujours réservées sur l'identité des corps.

Le ministre de la Justice mexicain Jesus Murillo Karam a annoncé, lors d'une conférence de presse vendredi 7, que des membres d'un groupe criminel du pays avaient avoué le meurtre de plus de 40 étudiants. Ces victimes pourraient être parmi les 43 élèves disparus fin septembre.

Selon les aveux des suspects, ce sont des policiers affiliés au groupe criminel Guerreros Unidos qui leur auraient livré les étudiants. Le chef des Guerreros Unidos, Sidronio Casarrubias, avait été arrêté par la police le 17 octobre. Une arrestation suivie par 74 autres. Parmi elles, celle du maire d'Iguala (centre du pays) et son épouse le 4 novembre. Ils sont soupçonnés d'être les instigateurs de l'enlèvement.

Certains corps des jeunes victimes, brûlés sur des bûchers puis dissimumés dans des sacs plastiques et jetés dans une rivière, ont été retrouvés récemment.

Depuis le 26 septembre, les autorités mexicaines et les familles n'avaient aucune nouvelle des étudiants disparus à Iguala à la suite d'une fusillade de policiers supposés liés au narcotrafic. Six personnes avaient trouvé la mort dans l'affrontement et 25 personnes avaient été blessées.

Ces disparitions ont provoqué des manifestations monstres, dans ce pays d'Amérique du Sud souvent décrié pour le caractère arbitraire de sa justice et le double jeu de la police, qui s'arrange avec les criminels, quand ils ne font pas eux même partie des groupes criminels. Le président mexicain Enrique Peña Nieto a promis que justice serait faite. «La capture des instigateurs ne suffit pas, nous arrêterons tous ceux qui sont impliqués».

 

Auteur(s): AS


Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




PARTAGER CET ARTICLE :


Le ministre de la Justice mexicain, Jesus Murillo Karam, vendredi 7 novembre.

Annonces immobilières

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-