Nigéria: 185 femmes et enfants enlevés par Boko Haram, au moins 32 morts durant l'attaque

Nigéria: 185 femmes et enfants enlevés par Boko Haram, au moins 32 morts durant l'attaque

Publié le :

Jeudi 18 Décembre 2014 - 15:39

Mise à jour :

Vendredi 19 Décembre 2014 - 10:42
Une attaque de la secte islamiste Boko Haram a fait au moins 32 morts dans le nord-est du Nigéria. Les terroristes ont également enlevé près de 200 femmes et enfants.
©Capture d'écran
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Pierre Plottu

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Une nouvelle attaque de la secte islamiste Boko Haram endeuille le Nigéria. Un raid des combattants terroristes sur le village de Gumsuri, à 70 km au sud de Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno (nord-est du pays), a fait au moins 32 victimes. Ils auraient également enlevé entre 185 et 191 femmes et enfants ont également été pris en otages, selon des responsables locaux.

L'attaque a eu lieu dimanche mais, du fait de l'isolement du village, l'information n'a été dévoilée que ce jeudi. En effet, aucun réseau téléphonique ne couvre la région de Gumsuri. Les survivants de l'attaque ont également mis plusieurs jours à rallier la grande ville de Maiduguri.

"Après avoir tué nos jeunes, les insurgés ont emmené nos femmes et nos filles", a raconté un habitant rescapé de l'attaque, Mukhtar Buba. "Ils avaient des armes et des bombes, et ils sont venus avec des jerricans d'essence qu'ils ont utilisés pour brûler les maisons", a détaillé ce témoin.

Situé dans l'Etat de Borno, le fief historique de Boko Haram, Gumsuri est localisée à une centaine de km au nord de Chibok où 219 jeunes filles avaient été enlevées en avril dernier. Un événement qui avait été largement médiatisé notamment grâce à la campagne "Bring Back Our Girls", lancée sur les réseaux sociaux et reprise par de nombreuses personnalités du monde entier.

De fait, les kidnappings de femmes et de jeunes filles sont fréquents dans la région instable du nord du Nigéria. Selon un récent rapport de l'ONG Human Rights Watch, les insurgés de la secte islamiste les capturent pour en faire des esclaves sexuelles et ménagères sur leurs camps. Elles seraient également employées en première ligne lors des combats.

 

Abubakar Shekau, l'un des leaders de la secte islamiste Boko Haram.


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