Ouverture de la conférence pour la paix au Proche-Orient à Paris sans les Israéliens et les Palestiniens

Ouverture de la conférence pour la paix au Proche-Orient à Paris sans les Israéliens et les Palestiniens

Publié le :

Dimanche 15 Janvier 2017 - 15:41

Mise à jour :

Dimanche 15 Janvier 2017 - 15:42
©Bertrand Guay/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Les délégations de près de 75 Etats se réunissent, ce dimanche à Paris, pour tenter de relancer les négociations entre Israël et la Palestine. Les deux principaux intéressés, dont le dialogue sur la paix est interrompu depuis plus de deux ans, n'ont pas souhaité se déplacer.

Difficile d'y voir plus qu'un vœu pieu de la diplomatie française pour tenter de relancer un processus de paix bloqué depuis des années. Ce dimanche 15 s'ouvre à Pairs une conférence internationale pour la paix au Proche-Orient réunissant pas moins de 75 pays mais sans les Israéliens et les Palestiniens.

En effet, les deux principaux intéressés, dont le dialogue sur la paix est interrompu depuis plus de deux ans, n'ont pas souhaité se déplacer. Si les Palestiniens sont favorables à l'initiative française, Israël, violemment opposé à toute approche multilatérale du dossier, n'a de cesse de la dénoncer. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui avait fustigé vendredi 13 une "imposture", est revenu ce dimanche à la charge, jugeant la conférence "futile".

Les participants à la conférence de Paris devraient réaffirmer solennellement l'engagement de la communauté internationale pour la solution à deux États, israélien et palestinien, vivants côte à côte en paix et en sécurité. La réunion de Paris s'annonce néanmoins comme le dernier acte d'une série de gestes remarqués sur la question israélo-palestinienne, dont le plus important s'est produit à l'ONU le 23 décembre, qui condamne la colonisation israélienne en Cisjordanie après une vote historique.

François Hollande s'est dit "lucide", cette conférence ne relancera pas le processus de paix, mais elle a le mérite de replacer, au moins pour quelques heures, le conflit israélo-palestinien tout en haut de l'agenda international.

De son côté, Jean-Marc Ayrault, le chef de la diplomatie française a appelé les Etats-Unis à "contribuer à créer les conditions de la paix au Proche-Orient" après le changement de président. Interrogé dimanche sur France 3 en marge de la conférence, il a affirmé que la volonté de Donald Trump de transférer l’ambassade américaine à Jérusalem au lieu de Tel-Aviv constituerait une provocation et serait "extrêmement lourde de conséquences".
 

Les délégations de près de 75 Etats se réunissent, ce dimanche à Paris, pour tenter de relancer les négociations entre Israël et la Palestine.

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