Pour les 60 ans du Traité de Rome, l’Union européenne cherche à redéfinir son futur

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Pour les 60 ans du Traité de Rome, l’Union européenne cherche à redéfinir son futur

Publié le 05/04/2017 à 17:41 - Mise à jour à 18:04
© PATRICK HERTZOG / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Le samedi 25 mars 2017, l’Union européenne fêtait les 60 ans d’un de ses textes fondateurs, le Traité de Rome. L’occasion pour les États-membres et les institutions européennes de lancer des pistes pour un nouveau futur de l'UE.

Soixante après le Traité de Rome, l’Union européenne (UE) n’a jamais été autant sous le feu des critiques et des épreuves. Montée des nationalismes, Brexit, crise des réfugiés, problèmes des dettes européennes, les sujets d’inquiétude sont nombreux et dressent un tableau sombre de la situation. Pourtant, loin d’ignorer un tel diagnostic, les chefs d’État et de gouvernement ainsi que les représentants des institutions européennes sont restés optimistes samedi 25 mars pour fêter l’anniversaire du Traité de Rome dans la capitale italienne. Jean-Claude Juncker a même esquissé un message d’espoir en pronostiquant "un centième anniversaire de l’Union européenne". Cette déclaration vise à réenchanter l’Europe, mais aussi à lui proposer un nouveau futur.

En remontant l’histoire, la construction européenne a permis de belles réussites. Les institutions ne cessent de souligner que, depuis ses débuts, l’Europe a apporté la paix sur le continent. Passant d’une entente à six (Pays-Bas, France, Italie, Allemagne, Belgique, Luxembourg) lors de la création de la Communauté économique européenne en 1957, à une Europe à 27 de nos jours. Cette entrée de nouveaux pays a contribué à élargir les différentes valeurs de l’UE: la dignité humaine, la liberté, la démocratie, l’égalité, l’état de droit, le respect des droits de l’homme. Ce n’est pas rien, car ces valeurs ont depuis 2007 une importance juridique permettant à chaque citoyen de faire un recours auprès de la Cour de justice de l’Union européenne. Une avancée que l’on oublie souvent de mentionner dans ce que l’Europe apporte.

Ce sont ces aspects moins palpables que souligne l’eurodéputé espagnol Esteban Gonzales Pons, membre du Parti populaire européen: "L'Europe, ce n'est pas un marché, c'est la volonté de vivre ensemble". Il estime ainsi que "quitter l'Europe, ce n'est pas quitter un marché, c'est quitter des rêves partagés", faisant référence au Brexit. D’ailleurs, pour célébrer l’anniversaire du Traité de Rome, nombre de capitales européennes ont organisé des rassemblements que ce soit à Paris, Berlin, Rome ou Varsovie, pour exprimer leur soutien à l’Europe. Même à Londres, 80.000 personnes étaient réunies sous le mot d’ordre "Unis pour l’Europe". Or comme le constate Esteban Gonzales Pons, si "l'Europe reste la meilleure des solutionsnous ne savons pas comment le leur expliquer".

Pourtant, à l’occasion de ses 60 ans, des initiatives ont été mises en place afin de permettre aux Européens de réaliser ce que la construction européenne leur a apporté. Ainsi, la Représentation en France de la Commission européenne a mis en place, en partenariat avec le site internet Toute l’Europe, le projet "60 ans, 60 belles histoires". L’idée est simple: montrer 60 actions qui ont changé le quotidien des Français. Elles sont extrêmement variées que ce soit le soutien à la création d’une ferme (La Tournerie en Haute-Vienne), l’aide à l’insertion à l’emploi ("A’Venir être en entreprise" pour aider les jeunes demandeurs d’emploi dans le Val d’Oise) ou encore la mise en place de politiques européennes (création de la carte européenne d’assurance maladie, fin des frais d’itinérance dans la téléphonie, mise en place du Plan Très Haut Débit…), toutes montrent à quel point l’UE est présente et aide le quotidien des citoyens.

Mais pour recréer un lien avec les institutions européennes, il faut aussi proposer un nouveau futur. C'est pour cela que la Commission européenne a sorti début mars un Livre blanc sur l’avenir de l’Union européenne à 27. A travers ce document, elle esquisse cinq scénarios évoquant soit plus, soit moins d’Europe, soit même une Europe à plusieurs vitesses. Elle laisse ainsi aux citoyens l’opportunité de s’exprimer, débattre et s’impliquer dans l’avenir qu’ils désireraient pour relancer cette construction.

Un avenir pour lequel les citoyens se sentent concernés à l’image de l’initiative citoyenne Pulse of Europe. Né en Allemagne fin 2016, l’idée était de créer un rassemblement apolitique hebdomadaire où toutes les personnes soutenant l’idée à la base de la construction européenne (les valeurs, la paix, la diversité…) manifestaient pendant une heure. Depuis, le mouvement s’est développé dans sept pays européen, notamment en France, et gagne de l’ampleur avec plus de 5.000 personnes présentes à Berlin. Preuve qu’après soixante ans de construction, le soutien à l’idée européenne reste bien vivant.

(Avec la contribution du Centre d’Information Europe Direct de la Maison de l’Europe de Paris)

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Montée des nationalismes, Brexit, crise des réfugiés, problèmes des dettes européennes, les sujets d’inquiétude sont nombreux et dressent un tableau sombre de la situation européenne.

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