Syrie: Bachar al-Assad veut tendre la main à Donald Trump, "un allié naturel"

Les lignes bougent

Syrie: Bachar al-Assad veut tendre la main à Donald Trump, "un allié naturel"

Publié le :

Mercredi 16 Novembre 2016 - 07:52

Mise à jour :

Mercredi 16 Novembre 2016 - 07:53
Le président syrien a déclaré au cours d'une interview pour un média portugais que Donald Trump, le prochain président américain, était "un allié naturel" dans la lutte contre "les terroristes". Une déclaration qui ressemble à une main tendue de Damas vers Washington
©Sana Sana/Reuters
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Est-ce un tournant diplomatique qui vient de s’opérer en Syrie? Lors d’une interview accordée à une chaîne de télévision portugaise, Bachar al-Assad le président syrien a déclaré à propos du nouveau président américain (qui prendra ses fonctions en janvier 2017) Donald Trump que "s'il combat les terroristes, bien sûr, nous serons ses alliés, un allié naturel avec les Russes, les Iraniens".

Il s’agirait là d’une main tendue inédite, si elle se confirme, les relations entre Washington et Damas étant jusque-là hostiles. Reste que pour qu’un rapprochement soit effectif, les deux parties devront s’entendre sur la définition exacte de ce que le président syrien appelle "les terroristes". Pour Damas en effet, le terme regroupe toutes les formations qui lui sont hostiles et œuvrent à son renversement, aussi bien l’Etat islamique que des factions plus modérées.

Et le président syrien tempère malgré tout son propos sur le nouveau dirigeant américan: "Pourra-t-il agir dans ce sens? Qu'en est-il des forces qui sont opposées à cela au sein de son administration et du courant dominant dans les médias qui étaient contre lui? (...) C'est pour cela que nous sommes encore dubitatifs sur le fait qu'il puisse tenir ses promesses".

Donald Trump, au cours de sa campagne, s’était en effet aligné sur une ligne beaucoup plus complaisante à l’égard de Damas. Le candidat républicain s’interrogeait en effet sur la pertinence de soutenir les groupes rebelles au président, et s’il n’affichait pas de soutien réel au régime syrien, il reconnaissait à son dirigeant une qualité: "Assad tue l’Etat islamique". reste à voir maintenant comment la diplomatie va transformer la réalité du terrain… si un rapprochement se confirme.

 

"Pourra-t-il agir dans ce sens?" se demande malgré tout le président syrien.

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