Syrie: les troupes loyalistes progressent à Alep, un million de personnes assiégées dans le pays

Syrie: les troupes loyalistes progressent à Alep, un million de personnes assiégées dans le pays

Publié le :

Mardi 22 Novembre 2016 - 17:47

Mise à jour :

Mardi 22 Novembre 2016 - 17:57
©Karam al-Mastri/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Les forces syriennes et leur allié russe ont concentré les frappes dans l'est d'Alep depuis une semaine, et la situation humanitaire n'a cessé de s'aggraver. Ce mardi l'ONU a tiré une fois de plus la sonnette d'alarme, près de 250.000 de personnes sont assiégées dans cette partie de la ville et aucun hôpital n'est en état de fonctionner.

Les habitants des quartiers rebelles d'Alep vivent une véritable tragédie. La situation humanitaire ne cesse de s'aggraver suite à la concentration des frappes des forces syriennes et de leur allié russe dans l'est d'Alep. Ce mardi 22, l'ONU s'est de nouveau inquiété pour ces habitants soumis depuis quatre mois à la "tactique cruelle" du siège comme "près d'un million" de personnes au total en Syrie.

En effet, les troupes de Bachar al-Assad progressent rapidement dans les quartiers rebelles de l'est d'Alep, et les bombardements, les obus s'abattent sur la ville sans interruption. Les troupes sont entrées pour la première fois dans le quartier de Massaken Hanano, situé dans le nord-est d'Alep selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

"Il n'y a actuellement aucun hôpital en service dans la partie assiégée de la ville", a annoncé l'ONU. D'après l'organisation tous les centres hospitaliers ont été bombardés, et aucun d'entre eux n'est en état de fonctionner dans l'est d'Alep. Au total, près de 250.000 personnes ne sont plus ravitaillées en eau, en nourriture et sont privées de soins hospitaliers.

Face au siège d'Alep, François Hollande a déclaré ce mardi devant la presse qu'"il ne faut pas rester impassible et la France s'exprime, alerte la communauté internationale et continuera de le faire". 

Une "pause humanitaire" a  été décrété par la Russie en début de ce mois afin d'évacuer les civils par des couloirs humanitaires, mais elle s'est avérée infructueuse, et a duré à peine 10 heures. Ce week-end, Damas a rejeté une proposition de l'ONU qui visait à évacuer les blessés d'Alep-Est. Le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem a décrété dimanche 20, qu'une trêve "récompenserait les terroristes".

Selon des experts, Damas et son allié russe aimerait obtenir une victoire à Alep avant le 20 janvier, date à laquelle Donald Trump prendra ses fonctions à la Maison Blanche.  

 

Ce week-end, Damas a rejeté une proposition de l'ONU qui visait à évacuer les blessés d'Alep-Est.


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