Tensions en Côte d'Ivoire: des gendarmes mutins s'emparent du port d'Abidjan

Tensions en Côte d'Ivoire: des gendarmes mutins s'emparent du port d'Abidjan

Publié le :

Mercredi 18 Janvier 2017 - 20:52

Mise à jour :

Mercredi 18 Janvier 2017 - 20:55
©Issouf Sanogo/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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L'accès au port d'Abidjan en Côte d'Ivoire a été bloqué ce mercredi matin par des gendarmes mutinés en charge de la sécurité des lieux. Les employés des entreprises françaises officiant sur le port ont évacué par mesure de sécurité.

La Côte d'Ivoire fait face depuis plusieurs semaines à des mutineries dans son armée, orchestrées par des militaires qui réclament le payement de soldes non-versées. Plusieurs tentatives de conciliations du gouvernement d'Alassane Ouattara n'ont visiblement pas réussies à calmer la colère des mutins

Ce mercredi 18 c’est même le port autonome d’Abidjan, symbole de la réussite économique du pays, qui était le théâtre de tirs nourris après que des gendarmes chargés de sa sécurité en aient pris le contrôle. La garde républicaine a répondu en prenant position aux abords du pont Houphouët-Boigny, point de jonction entre le port et la présidence.

Les employés des entreprises françaises officiant sur le port ont évacué par mesure de sécurité et certaines sociétés envisageraient déjà de rapatrier en France une partie de leur personnel. Du côté des expatriés français, on s'étonne du silence du Consulat de France qui n'a pas émis de mise en garde particulière. Des blindés ont été déployés dans les rues de la capitale économique ivoirienne ce mercredi soir alors que le calme qui s'est installé avec la tombée de la nuit semble précaire.

Des fusillades ont également eu lieu près d'une prison de Bouaké, au centre du pays, encerclée par des militaires après un mouvement de contestations des gardiens de prisons. C'est dans cette ville que les premières mutineries avaient eu lieu la semaine dernière.

Mardi, des affrontements entre la garde présidentielle et des soldats mutins avaient fait deux morts et plusieurs blessés dans les deux camps à Yamoussoukro, la capitale du pays.  

Les autorités ivoiriennes ont appelé au calme, promettant "d'améliorer les conditions de vie" de toutes les forces de l'ordre pour enrayer le mouvement de colère des militaires et gendarmes qui menace de dégénérer en révolte généralisée

Alassane Ouattara, président ivoirien, doit faire face à des mutineries sérieuse dans les rangs de son armée (image d'illustration).


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