Turquie: dans une lettre à François Hollande une détenue toulousaine de 26 ans demande son transfert en France

Turquie: dans une lettre à François Hollande une détenue toulousaine de 26 ans demande son transfert en France

Publié le :

Lundi 27 Mars 2017 - 17:01

Mise à jour :

Lundi 27 Mars 2017 - 17:07
©Flickr/Creative Commons
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Soupçonnée d'appartenir à un groupe de terroristes kurdes, Ebru Firat, une Toulousaine de 26 ans est enfermée en Turquie. Dans une lettre rendue publique ce lundi, elle s'adresse à François Hollande pour demander son transfert en France.

Ebru Firat est une jeune femme toulousaine de 26 ans. Arrêtée à l'aéroport d'Istanbul le 8 septembre 2016 pour des liens présumés avec le groupe de combattants terroristes kurdes qui s'oppose à Daech, elle est depuis détenue dans une prison de la ville turque. Sa condamnation s'élève à 22 mois d'après la Dépêche du Midi.

Dans une lettre, la Française aux origines kurdes s'est adressée au président de la République François Hollande pour lui demander de la transférer dans une prison française. "Je vous prie, Monsieur le Président, de demander (mon) transfert en France à l’Etat turc, et de ne pas donner la liberté et la chance à l’Etat truc de mettre des volontaires français et autres Européens en prison, pour avoir participé avec les groupes kurdes à combattre l’ennemi mondial (Daech, NDLR)", est-il possible de lire dans sa lettre publiée ce lundi par la Dépêche du Midi.

"Elle est un papillon pris dans une toile d'araignée qui la dépasse", a déclaré Me Agnès Casero l'avocate d'Ebru Firat. Elle n'a pu éviter à sa cliente cette peine de prison confirmée en appel. La jeune femme est arrivée en Turquie dans une période extrêmement tendue après la tentative d'un coup d'état avorté le 15 juillet 2016 et les nombreux attentats qui ont suivi. Le président Erdogan a alors mené une répression visant particulièrement les Kurdes et les putschistes. Considérée comme une terroriste préparant un attentat, Ebru Firat a été arrêtée par les autorités locales. Elle a finalement été condamnée à cinq mois de prison pour appartenance à une organisation terroriste. Pour bonne conduite, la peine a été réduite à 22 mois plus une année en semi liberté, explique le quotidien toulousain.

Une mobilisation s'est mise en place à Toulouse, où des fonds ont déjà été récoltés pour améliorer les conditions carcérales de la détenue, cette dernière vivant dans une cellule de 3m². Les politiciens locaux en les personnes de la présidente de la région Occitanie Carole Delga, le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, et le président du conseil départemental de la Haute-Garonne, Georges Meric ont fait en sorte d'interpeller le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault. Pour le moment sans résultat.

Une mobilisation s'est mise en place à Toulouse, où des fonds ont déjà été récolté pour améliorer les conditions carcérale de la détenue, cette dernière vivant dans une cellule de 3m²


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