
PS - Le député Julien Dray veut succéder à François Hollande
Maud Guillaumin, le mardi 19 février 2008 à 04:01
Dimanche, l’ex-porte-parole de Ségolène Royal a devancé sa candidate. Julien Dray a officiellement annoncé vouloir briguer le poste de premier secrétaire du Parti socialiste. Prenant de vitesse ses nombreux adversaires.
François Hollande abandonnera son mandat de premier secrétaire du PS au congrès de 2008. Et pour lui succéder, Julien Dray est « prêt ». « Si la question est de savoir si, personnellement, je suis prêt à assumer les fonctions de premier secrétaire […], la réponse est : j’y suis prêt », a déclaré dimanche le porte-parole du PS sur Europe 1. Affirmant ne pas vouloir briguer ce poste par « caprice », et soulignant que « ce n’est pas un problème d’envie », il a estimé que le but était de porter un « projet collectif ».
Sans attendre, Julien Dray a, lui, préféré annoncer sa candidature à trois semaines des municipales, alors que le parti est focalisé sur les élections, où le député ne se présente pas.
L’ancien militant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et fondateur de SOS Racisme poursuit donc son chemin atypique. Ses détracteurs diront une fois encore qu’il obéit à une stratégie opportuniste. D’autres qu’il sait se remettre en cause et tirer les leçons des différentes défaites du PS.
Agé de 52 ans, arrivé au PS en 1981, Julien Dray a pendant longtemps appartenu à des courants minoritaires au PS. Mais depuis cinq ans, il a pris une place très importante et est devenu l’un de ses stratèges. Quittant peu à peu la gauche du parti, puis le NPS (Nouveau Parti socialiste) qu’il avait contribué à fonder, il a en effet rejoint le courant majoritaire et la direction du parti en 2003. Devenu porte-parole, il se trouve enfin au cœur du dispositif.
Ancien fidèle soutien de François Hollande, bras droit de Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle, Julien Dray a donc décidé de mener sa propre partie. Mais il continue de jouer les modestes. Le député de l’Essonne affirme en effet qu’il ne comptait pas briguer la place pour la présidentielle : « A ce stade, le premier secrétaire ne doit pas être le candidat en 2012 », affirme-t-il. Pour l’instant.
Coiffés au poteau
Le nouveau premier secrétaire du PS doit en effet être désigné lors d’un prochain congrès qui doit avoir lieu en 2008, vraisemblablement à l’automne. Sur les rangs, l’ex-candidate à la présidentielle, Ségolène Royal, a déjà laissé entendre qu’elle pourrait briguer ce poste, de même que Pierre Moscovici, député du Doubs.Sans attendre, Julien Dray a, lui, préféré annoncer sa candidature à trois semaines des municipales, alors que le parti est focalisé sur les élections, où le député ne se présente pas.
L’ancien militant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et fondateur de SOS Racisme poursuit donc son chemin atypique. Ses détracteurs diront une fois encore qu’il obéit à une stratégie opportuniste. D’autres qu’il sait se remettre en cause et tirer les leçons des différentes défaites du PS.
Agé de 52 ans, arrivé au PS en 1981, Julien Dray a pendant longtemps appartenu à des courants minoritaires au PS. Mais depuis cinq ans, il a pris une place très importante et est devenu l’un de ses stratèges. Quittant peu à peu la gauche du parti, puis le NPS (Nouveau Parti socialiste) qu’il avait contribué à fonder, il a en effet rejoint le courant majoritaire et la direction du parti en 2003. Devenu porte-parole, il se trouve enfin au cœur du dispositif.
Ancien fidèle soutien de François Hollande, bras droit de Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle, Julien Dray a donc décidé de mener sa propre partie. Mais il continue de jouer les modestes. Le député de l’Essonne affirme en effet qu’il ne comptait pas briguer la place pour la présidentielle : « A ce stade, le premier secrétaire ne doit pas être le candidat en 2012 », affirme-t-il. Pour l’instant.
Edition France Soir du mardi 19 février 2008 n°19725 page 4


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Vos commentaires
Ce n'est pas parce qu'elle a été candidate à la Présidentielle que la place de premier secrétaire doit lui revenir d'office. Les militants trancheront. N'oublions pas que sa spirale a été stoppée net par une défaite et au préalable par un débat qui a laissé des traces aux militants sceptiques à sa candidature.
Julien Dray pourrait être l'homme de la situation et pourrait redonner du panache à un Ps délabré par guerre des chefs.
victime du couple ravageur qu'il s'était choisi a parfaitement réussi à s'éparpiller. Monsieur Dray parviendra-t-il à recoller les morceaux ?
La bonne parole ne suffit pas et la bonne volonté non plus. Même la compétence ne peut lutter contre la chienlit.
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