Vouloir être à la fois ministre et glamour, comme une star de cinéma, cela coûte cher. La garde des Sceaux Rachida Dati vient d’en faire l’expérience. Cette dernière a dépensé les deniers de l’Etat sans compter. Entre réceptions, restaurants et voyages, le site Internet Mediapart affirme que les dépenses de la garde des Sceaux « ont grimpé de manière vertigineuse ». En décembre 2007, les frais de représentation auraient atteint 270.000 euros : 30 % de plus que le budget initialement alloué. Loin des 200.000 euros de frais de représentation alloué par François Fillon à chaque ministère pour 2008. Une somme telle que le contrôleur financier du ministère a « rappelé à l’ordre » la ministre sur ses dépenses.
100.000 euros supplémentaires« Faux », rétorque le porte-parole du ministère, Guillaume Didier. « Toutes les dépenses ont été payées, c’est-à-dire validées, par le contrôleur financier. » Et selon lui, il n’y a pas eu de « prise en charge des dépenses personnelles ». Guillaume Didier évoque avec tact un « minimum nécessaire pour permettre des raccords de maquillage », dans les dépenses supplémentaires. Rien de plus. Et des réceptions importantes en début d’année. D’autant que les dépenses n’ont pas toujours le résultat escompté. En témoignent les réactions de la presse britannique, hier. En extase devant l’élégance de Carla Bruni, les tabloïds anglais se sont montrés en revanche critiques face au look de l’autre « Sarko babe » (« nana de Sarkozy »). Le Daily Mail estime ainsi que la garde des Sceaux a été prise en flagrant délit de « too much va va voom ». En résumé d’en avoir fait trop, en se présentant, lors du dîner d’Etat, les épaules dénudées contrairement aux règles d’usage…

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