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Institutions - Copé appelle à la mobilisation
La réforme des institutions arrive en deuxième lecture à l’Assemblée après un compromis entre députés et sénateurs UMP. Mais le PS menace de faire échouer le texte.

Fort de l’accord trouvé sur la Turquie la semaine dernière, Nicolas Sarkozy souhaite maintenir la date du 21 juillet pour la réunion du Parlement en Congrès. Pourtant, le gouvernement n’est pas certain de réussir à réunir la majorité des 3/5es nécessaires à l’adoption définitive du texte. Et, ce, en grande partie à cause des réticences des socialistes qui menacent de voter « non » si le mode de scrutin sénatorial n’est pas modifié. Ce que l’UMP refuse catégoriquement. Mais des divergences existent aussi au sein même de la majorité, entre sénateurs et députés. Alors que les sénateurs ont rejeté la limitation de l’utilisation du 49.3, les députés s’apprêtent à revenir dessus. Seul signe positif au tableau : l’adoption du compromis au sujet de l’adhésion de la Turquie. Rédigé par Frédéric Lefebvre, l’amendement prévoit un retour à la rédaction actuelle de la Constitution.

L’appel de Copé

Agacé par le comportement de la gauche, Jean-François Copé a rappelé hier que le texte prévoit « 21 dispositions demandées par le PS », dont le pluralisme dans les médias et le référendum d’initiative populaire. Il se dit pourtant prêt à faire un « petit geste » en ce qui concerne la prise en compte du temps de parole du président de la République. A condition, bien sûr, que cela se traduise « par un vrai mouvement de la gauche ». La gauche qui, selon lui, a « un rendez-vous historique avec cette réforme constitutionnelle ». Le chef de file des députés UMP à l’Assemblée nationale en a aussi profité pour remobiliser ses troupes. « Il n’y a aucune raison objective pour la refuser », a-t-il martelé, puisque cette réforme « vise à renforcer les pouvoirs du Parlement ». La majorité compte donc surtout sur une grande mobilisation des députés UMP et centristes pour mener à terme ce projet de réforme, si cher à Nicolas Sarkozy.

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