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Crise - Le gouvernement réaffirme son soutien au système bancaire
Alors que Nicolas Sarkozy consultait banquiers et patrons, François Fillon a appelé le pays à faire bloc face à « la plus profonde crise que le monde ait connue depuis 1929 ».

Le sauvetage express de Dexia dans la nuit de lundi à mardi au terme d’une nuit de négociations entre Christine Lagarde à Paris et son homologue belge Didier Reynders à Bruxelles, a provoqué un soulagement certain sur les places financières. Il faut dire que le pire avait été évité pour les collectivités locales françaises, dont la banque franco-belge est le principal argentier.

C’est dans un climat nettement moins lourd que, la veille,  Nicolas Sarkozy a reçu les patrons des grandes banques et des grandes compagnies d’assurances françaises avant de s’entretenir dans l’après-midi avec une délégation du patronat européen, et que l’Elysée a fait savoir que de nouvelles mesures seraient prises dans les tout prochains jours… Foi de patron du Crédit agricole, « l’ensemble du dispositif français est solide, diversifié et bénéficie du soutien des autorités étatiques », a déclaré Georges Pauget avant d’être conforté par le PDG d’AXA, Henri de Castries : « Le système français est un système stable qui a une solvabilité très confortable… Il ne faut pas paniquer. Il y a un pilote, il y a des pilotes dans l’avion », a-t-il abondé.

Message évidemment destiné aux épargnants français à qui Nicolas Sarkozy avait déjà garanti la protection de leur épargne, jeudi dernier à Toulon.

Réunion européenne

C’est aussi fort de cette réussite, obtenue à 5 heures du matin au cours d’une ultime réunion à l’Elysée, que François Fillon s’est exprimé dans l’après-midi devant les députés du Nouveau Centre, à la veille de la rentrée officielle du Parlement et d’une session qui s’annonce difficile, relayant à la fois le discours présidentiel et réitérant le vœu formulé l’autre soir d’unité nationale pour faire face à la crise « la plus profonde que le monde ait connue depuis 1929 ». « Il est des moments dans la vie d’un pays où il faut faire bloc », a-t-il lancé devant les élus centristes, avant de donner sa version du « ni ni » : pas d’austérité pour ne pas étouffer l’activité économique, pas de relance artificielle, car ce serait contraire à la politique d’assainissement des finances publiques.

Le pire est-il passé ? On voudrait le croire. Comme toujours, tout le monde réclame « plus d’Europe, une meilleure coordination des politiques économiques et financières ». Mais pour le moment Nicolas Sarkozy cherche à réunir les « Big Four » (Allemagne, Grande-Bretagne, Italie et France) avant le sommet européen de Bruxelles de la mi-octobre. Hier soir, Christine Lagarde dînait avec Angela Merkel à Berlin. Pour ébaucher des solutions européennes ou pour la convaincre du bien-fondé d’une telle rencontre ?

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