Si l'on tape la recherche « trou du cul du web » sur le moteur de recherche Google, la première réponse obtenue est Sarkozy.fr. Un acte rendu possible par le « Google bombing » dont l'objectif est de faire remonter des résultats inhabituels sur certaines requêtes. Pour référencer des sites ou des pages, Google utilise un algorithme de référencement qui prend en compte le nombre de liens renvoyant vers une page, ainsi que la popularité des sites sur lesquels on trouve ces liens. Depuis quelques jours donc, un grand nombre de webmasters ont mis sur l'expression un lien hypertexte renvoyant au site Sarkozy.fr.
Google mécontentGoogle a immédiatement publié un communiqué dans lequel le moteur de recherche explique le principe du « Google bombing » et affirme que la réponse obtenue avec « une certaine succession de mots » n'est pas de son fait. Il dénonce également cette « pratique malveillante visant à altérer l'intégrité » de leurs résultats de recherche. « La technique du « Google Bombing » est peut-être divertissante pour certains, mais en aucun cas leur démarche n'affecte la qualité générale de notre moteur de recherche, dont l'impartialité reste, comme toujours, au centre de notre mission » poursuit Google. Joint par France-Soir, le service de presse du moteur de recherche affirme que « le résultat devrait naturellement disparaître dans quelques jours » car la réponse fournit avec cette « requête très pointue » n'est pas « pertinente ».
Ségolène Royal et Jacques Chirac aussiNicolas Sarkozy n'est pas la première personnalité politique à être ainsi piégé. Avant lui, l'ancienne candidate à la présidentielle a aussi fait les frais d'un référencement peu flatteur. Le second résultat de la recherche « Programme Ségolène » renvoyait à l'article « Vide » de l'encyclopédie participative Wikipedia. Il en était de même pour la recherche « magouilleur » qui renvoyait sur la page de Jacques Chirac.



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