Devant la hausse de 4,3 % des violences aux personnes sur l’année, selon des statistiques publiées en début de semaine, Brice Hortefeux monte au créneau. Il a convoqué pour le 1er septembre, soit quinze jours plus tôt que prévu, les responsables de la police et de la gendarmerie. Le ministre de l’Intérieur entend leur fixer des « objectifs précis de baisse de la délinquance ». Et « il faudra mettre un coup de collier contre les cambriolages », qui ont augmenté de 12 %, a-t-il prévenu hier sur RTL.
« Un coup de collier, mais avec quels moyens ? », a rétorqué Nicolas Comte, secrétaire général de l’Union, premier syndicat de gardiens de la paix. Des réductions d’effectifs sont prévues dans le cadre des restrictions budgétaires et le gouvernement a envisagé, avant de se raviser, de renoncer à intégrer dans les écoles de police plus de 1.000 « cadets de la République » de 18 à 25 ans.
« Le coup de collier, les policiers de terrain le donnent tous les jours », ont également affirmé les syndicats policiers, qui attribuent la montée de la violence à la récession. « Ce n’est pas parce que notre pays traverse une crise économique mondiale que des comportements hors la loi peuvent être excusés », a averti Brice Hortefeux. Le ministre s’est rendu hier à Canet-en-Roussillon pour évoquer la lutte contre le trafic de drogue, « un combat prioritaire » à ses yeux.



Ajouter un commentaire