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L’UMP serre les rangs autour de Jean Sarkozy
Confronté à la première tempête de sa jeune carrière politique depuis l’annonce de sa nomination à la tête de l’organisme qui gère le quartier de la Défense, Jean Sarkozy a reçu lundi le renfort de l’UMP.

Face à la vague de protestations suscitée à gauche par la nomination probable de Jean Sarkozy à la tête de l’établissement public d’aménagement du quartier de la Défense (Epad), l’UMP serre les rangs. La candidature du fils cadet du chef de l’Etat est « légitime », a martelé hier le porte-parole du parti présidentiel Frédéric Lefebvre, en dénonçant « un procès d’intention détestable ».

« On fait semblant d’oublier que Jean Sarkozy a été élu conseiller général au premier tour. » Et « personne n’a été étonné que Martine Aubry, fille de Jacques Delors, fasse de la politique », a-t-il lancé. « Gilbert Mitterrand, le fils de François Mitterrand a été élu député de Gironde et Louis, le fils de Valéry Giscard d’Estaing, est aujourd’hui élu dans la circonscription que détenait son père », a abondé Dominique Paillé, porte-parole ajoint de l’UMP.
Interrogé sur la compétence de Jean Sarkozy, qui poursuit des études de droit, Dominique Paillé a estimé que la politique était un « domaine dans lequel on reconnaît les talents indépendamment des règles habituelles que sont les diplômes ». Et de citer l’exemple de l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, René Monory, qui avait « à peine son certificat d’études ».

Sa nomination « n’a rien à voir avec le fait qu’il soit le fils de son père », a également assuré hier Patrick Balkany, député maire UMP de Levallois-Perret et ami de Nicolas Sarkozy. S’il « est là, c’est parce qu’il a le talent pour le faire ».

La candidature de Jean Sarkozy au poste d’administrateur de l’Epad sera présentée le 23 octobre devant le conseil général des Hauts-de-Seine. Son entrée au conseil d’administration de cet établissement public ne devrait être qu’une formalité, le chef de la majorité départementale UMP-NC ayant déjà le soutien de ses troupes. Cela lui permettra ensuite de briguer la présidence de l’Epad le 4 décembre, pour succéder à Patrick Devedjian, atteint par la limite d’âge de 65 ans.

« Coffre-fort »

Mais après les critiques ce week-end de l’ex-candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal et du président du Modem, François Bayrou, le député PS de l’Essonne Manuel Valls est reparti à la charge hier en dénonçant « une reprise en main du clan Sarkozy » sur les Hauts-de-Seine et « le coffre-fort que représente le département le plus riche de notre pays ». Pour le socialiste Arnaud Montebourg, il s’agit de « népotisme » et de « prise de guerre clanique et familiale ».

Laurent Fabius, lui, a opté pour l’ironie : à ce poste, « on a besoin de quelqu’un qui soit un très bon juriste, or M. Sarkozy est en deuxième année de droit, c’est déjà un élément très, très fort ». Mais « je trouve que c’est très, très injuste aussi à l’égard des autres enfants de M. Sarkozy […] Que vont-ils faire ? ». La pétition en ligne lancée par Christophe Grébert, conseiller municipal (Modem) de Puteaux, pour demander à Jean Sarkozy de retirer sa candidature, avait recueilli 8.000 signatures lundi.

Polémique autour de la nomination du fils du président, Jean Sarkozy, à la tête de l’Epad

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