Politiques

Delanoë ballotté par les flots…

Jean-Pierre Thiollet, le lundi 23 novembre 2009 à 04:00

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Soupçonné de « favoritisme » dans l’affaire du stade Jean-Bouin, le maire PS de Paris semble en fort mauvaise posture. Des conseillers UMP et Nouveau Centre viennent de le lui signifier.

Rien ne va plus pour Bertrand Delanoë. Depuis qu’il a été convoqué par un juge d’instruction qui pourrait le mettre en examen pour « favoritisme » dans l’enquête sur les conditions d’attribution par la Ville de la concession du stade Jean-Bouin en 2004, ses soucis s’intensifient. A mesure que se rapproche son audition – prévue le 2 décembre –, ses amis politiques prennent, selon de bonnes sources, leurs distances et ses adversaires leurs marques…

Ainsi, les élus UMP de la commission spéciale du Conseil de Paris sur le stade Jean-Bouin (Paris XVIe), emmenés par le député maire Claude Goasguen, ont annoncé haut et fort leur démission de cette instance. Dans un communiqué, ils ont expliqué qu’ils « attendaient désormais des éclaircissements de la justice pénale ». Valérie Sachs, conseillère Nouveau Centre, a également fait part de sa démission de la commission spéciale.

Des initiatives qui ont lieu alors que des rumeurs graves visent avec insistance l’actuel maire de Paris et plusieurs autres personnes, dont Arnaud Lagardère, sur fond d’octroi de concessions, de projets de construction d’équipements sportifs et d’enjeux financiers particulièrement compétitifs…

Dans un communiqué, la mairie de Paris a déploré que les démissionnaires « jouant délibérément de la confusion », aient « pris prétexte de la procédure judiciaire ouverte (…) pour se dispenser d’assumer leurs responsabilités ». Mais elle a du même coup dû admettre un certain embarras et reconnaître que le Conseil de Paris en est désormais réduit à une forme notable d’impuissance concernant certains projets.

Un sérieux trouble venant rarement seul, Bertrand Delanoë a laissé entendre hier que la Ville de Paris pourrait retirer ses demandes de réparation financière dans le futur procès de son prédécesseur, Jacques Chirac, pour détournements de fonds publics, s’ils étaient remboursés.

Une position particulièrement curieuse quand on se souvient que la Ville est partie civile dans cette procédure depuis 2001 et que le même Bertrand Delanoë avait décidé de prendre le relais « au nom des Parisiens » d’une action en justice intentée d’abord par des particuliers.

Edition France Soir du lundi 23 novembre 2009 page 4

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