La ténébreuse affaire Clearstream ressemble beaucoup à la précédente et une fois encore l’accusé est relaxé. Le président de la République, partie civile, n’a pas obtenu la condamnation de Dominique de Villepin qu’il souhaitait ardemment depuis trois ans pour obtenir réparation en tant que victime d’un complot. C’est une très grande victoire pour l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac et partant un grave revers pour Nicolas Sarkozy, pour le procureur général Marin et pour les deux juges d’instruction. La voie est désormais grande ouverte pour M. de Villepin sur le plan de l’action politique. Il n’y a plus aucun obstacle à ce que l’ancien Premier ministre entame le processus de sa candidature à l’élection présidentielle de 2012 et ses partisans à l’UMP, même s’ils sont peu nombreux, se sont prononcés clairement dans ce sens en souhaitant que Dominique de Villepin incarne « une alternative pour une autre politique » que celle de Nicolas Sarkozy à la prochaine présidentielle.
C’est là que réside le danger pour l’actuel président de la République car en 2007 il fut le candidat de l’union de la droite et du centre droit rassemblés sans rival pour l’inquiéter dans son camp. M. Sarkozy espérait faire de même en 2012 en ne laissant que le Front national à l’extrême droite et en ralliant à nouveau toutes les sensibilités libérales gaullistes et centristes de façon à prendre nettement la tête au premier tour et à créer une dynamique de victoire au second.
Une candidature Villepin serait de nature à changer la donne et à fragiliser ses chances de réélection. N’oublions pas l’impact de la candidature Chirac face à Giscard en 1981 !
A moins qu’une réconciliation n’intervienne entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy ce qui paraît pour l’heure improbable.

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