Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a annoncé ce mardi que les postes d'enseignants recrutés sur profil dans les collèges et lycées difficiles allaient être ouverts sur une base nationale et non plus académique à la rentrée. L'objectif ? Attirer plus de candidats.
C'est une petite révolution pour le recrutement des professeurs. Le recrutement sur profil des professeurs dans les établissements ECLAIR, des établissements difficiles, franchit une nouvelle étape. A compter de la rentrée 2012, ces postes seront ouverts sur une base nationale, et non plus académique.
Dans l'Education nationale, deux logiques s'affrontent : celle, ancestrale, de l'affectation des professeurs dans les établissements selon un système de points liés à l'ancienneté, la situation de famille, le lieu de résidence notamment, et la logique, plus récente, du recrutement sur profil. Cette deuxième méthode ayant l'avantage, selon ses défenseurs, d'éviter que les professeurs débutants (ayant peu de points) se retrouvent systématiquement dans les établissements difficiles, mais qu'au contraire la motivation entre en ligne de compte dans la sélection.
Depuis la création du dispositif ECLAIR (Ecoles, collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite) par Luc Chatel, une partie des professeurs sont déjà recrutés sur profil par le chef d'établissement. « Ce qui change aujourd'hui, précise-t-on dans l'entourage du ministre, c'est que ce recrutement ne fonctionne plus par académie, mais est ouvert à la France entière ». En bref, un professeur de l'académie de Versailles, par exemple, pouvait postuler dans les établissements ECLAIR de son académie. Dorénavant, tous les professeurs de France pourront postuler dans tous les établissements ECLAIR, quelque soit leur académie d'origine et celle où se situe l'établissement.
Le dispositif a été conçu pour faire venir des professeurs chevronnés dans ces établissements considérés parmi les plus difficiles du pays. Mais lors de la première expérimentation du dispositif à la rentrée 2011, cela n'avait que partiellement fonctionné. En effet, dans certaines comme Lille et Aix-Marseille, le ministère avait fait face à un manque de candidats, si bien que des contractuels et des jeunes avaient été nommés à certains postes. « Les écoles primaires qui représentent la grande majorité des 2.000 établissement ECLAIR ne sont pas concernés », ajoute l'entourage du ministre. Cette nouvelle mesure s'applique aux 325 collèges et lycées du dispositif.
Vendredi en Seine-Saint-Denis, le candidat PS à la présidentielle, François Hollande, a lui aussi annoncé qu'il voulait changer le « mode d'affectation » des enseignants pour en envoyer des expérimentés dans les établissements difficiles.
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11 commentaires
ont ne comptent plus les établissements difficiles,même dans le privé.Grosse erreur des enseignants,un élève difficile ,renvoi trois jours et voila des vacances pour l'élève.Je l'avais fait remarqué a un directeur de lycée,et bien plus de renvoi pour un de mes fils (chahuteur) des devoirs seul dans une classe a faire,comme par magie,il n'a plus chahuté il en avait marre d'écrire,de lire pire que les cours.Maintenant pour la délinquance,ceux qui se foutent de tous,les racketeurs,les frappeurs plus de sanction.C'est aux parents de prendrent en charge leurs chers chérubins,si ils refusent ou ne font rien,quand allons nous nous décider a toucher aux prestations familiales?mais madame la gauche s'y refuse,ainsi que nos chères associations,payées avec nos impôts.Donc nous payons le droit de racketer nos enfants,le droit de pertuber toute la classe.Bon courage aux enseignants de zones dures ,car il en faut ce n'est pas le salaire qui les feras restés.Car il y a des limites que l'humain ne peut assumer .
C'est juste un manque de courage.
Les administrations ont peur d'appeler un délinquant un délinquant, alors tous ceux qui ne sont pas bien sages sont étiquetés "élément perturbateur". Que ce soient des enfants hyperactifs, des épisodes de rebellion (les ados ...), ou carrément des racketteurs/agresseurs.
Sous prétexte qu'on ne peut pas virer les uns, on garde les autres.
L'école n'a jamais transformé un gamin qui rackette ou qui étrangle son prof en citoyen digne de ce nom.
Vous vous êtes pas rasée ce matin ? 
...compromise pour lui...et son patron...!!!!
Ce que nos politiques oublient c'est que les vieux profs plein d'expérience ont commencé eux aussi par des postes merdiques et qu'en fin de carrière quand ils commencent à être fatigués, ils aspirent à finir leur temps tranquillement.
Même avec une prime au mérite, que pourront les profs expérimentés (ou pas) contre les armes de guerre qui circulent comme des petits pains dans les mains des adolescents difficiles des zones dites sensibles ? Eh oui, la réalité est un problème de fond non traité depuis sa genèse à savoir, la violence juvénile encouragée depuis des années par l'angélisme de l'Etat
Si les policiers armés rasent les murs face à ces délinquants, que pourront faire des profs en position de proies face à des sauvageons débridés ? On vient d'apprendre que dans un lycée sensible de Provins, un enseignant expérimenté a été poignardé par un individu encagoulé, comme quoi un enseignant expérimenté est impuissant face à cette agression violente.
Très franchement, ces établissements auraient plus besoin de vigiles que d'enseignants
Avec le passage systématique dans la classe suivante, dès le primaire, et quel que soit l'importance des lacunes accumulées (notamment dans les fondamentaux), les élèves cultivent en eux le goût de l'absence d'effort. Voilà ce que le système produit chez les générations nouvelles censées assurer l'avenir de notre beau pays qu'est la France. Ce n'est pas étonnant que l'illettrisme progresse à une vitesse fulgurante et s'éternise malgré des mesurettes prises, d'où 150 000 individus qui sortent du système éducatif sans diplômes et paresseux à vie. L'économie, à l'heure de la mondialisation, est bien mal partie avec cette main-d'oeuvre gâchée dès le berceau et qui n'aura d'autre voie que l'assistanat ou hélas la délinquance. Ces jeunes victimes du système victimisent, par des perturbations dans leur classe, les élèves désireux d'apprendre. Au final tout le monde est perdant : les « cancres », les élèves ambitieux et la société.
Ils faut justes que les élèves soient cadrés par les parents et les enseignants soient guidés et aidés.Pas bien facile pour eux.Ils sont un peu perdus...donc,les élèves aussi.
à 1000% d'accord avec vous et votre excellent commentaire !! Tout est dit !
Si j'en veux à la gauche c'est d'avoir avant tout supprimé " la culture de l'effort "
alors tous les maux en découle ...!!
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Gabriel06, le 25 mai à 21:18
il n'y a pas de ville FNAucune
Papymouzo, le 25 mai à 21:17
Jakyburn, le 25 mai à 21:16
....et les nuits en dégrisement sont si longues et si ennuyeuses....Faut bien passer le temps ....
jeanmal, le 25 mai à 21:03
Je crains que vous ne m'ayez pas compris et que vous fassiez des conclusions plus qu'hatives ...
baddy34, le 25 mai à 21:02
nellyolson, le 25 mai à 18:40
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HeyBaal, le 25 mai à 13:08
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Bluesun, le 25 mai à 13:07
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pasloi, le 25 mai à 19:03
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rafale, le 25 mai à 12:58
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