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Automobile - Christian Estrosi menace la direction de Molex

Emploi

Publié le 2 septembre 2009 à 16h12
Mis à jour le 12 mars 2010 à 13h26

Alors que les syndicats et la direction de Molex ont commencé à étudier hier le contenu du plan de sauvegarde de l’emploi, Christian Estrosi, le ministre de l’Industrie, a jugé l’attitude des dirigeants « peu constructive ».

« La direction américaine de Molex ne se comporte pas comme elle devrait », a affirmé hier Christian Estrosi. Le ministre de l’Industrie a jugé l’attitude des dirigeants peu constructive et bloquerait ainsi toute solution d’avenir pour le site de Villemur-sur-Tarn en Haute-Garonne. Vendredi dernier, les dirigeants de Molex avaient rencontré un éventuel repreneur. A l’issue de cette réunion, Christian Estrosi avait évoqué une « première étape positive ».

Suspension des commandes

Mais la suite des négociations n’a pas convaincu. Christian Estrosi a affirmé avoir eu une conversation téléphonique « tendue avec Eric Doesburg, directeur du développement du groupe Molex ». Il l’a informé que si les problèmes se posaient sur le financement, l’Etat était « prêt à financer intégralement le projet de reprise ».

Le ministre a même menacé le groupe. « Si Molex ne négocie pas de bonne foi avec le repreneur afin d’aboutir à un projet de reprise validé par les deux parties d’ici au début de la semaine prochaine, le gouvernement demandera officiellement aux constructeurs automobiles français de suspendre immédiatement toute commande de matériel incluant des produits fabriqués par Molex », précise le communiqué.

Des mots dont se félicitent grandement les syndicats. « Le ministre a mis en actes les propos qu’il nous avait tenus, a déclaré le secrétaire du comité d’entreprise, Denis Parise. On est bien contents. On se félicite du soutien du gouvernement aux salariés de Molex. »

Rappelant les promesses du ministre : « Christian Estrosi m’avait garanti qu’ils allaient frapper du poing sur la table si la situation ne s’arrangeait pas. Apparemment, ils le font », s’est réjoui Denis Parise.






Par Justine Chevalier
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