En 2009, Angèle Lieby est hospitalisée pour une migraine persistante. Plongée dans un coma artificiel, elle se réveille consciente mais incapable de bouger. Quatre jours après un médecin lâche : "il faut songer à débrancher". Elle entend qu'il conseille à son mari de "préparer" les obsèques !
Le 13 juillet 2009, Angèle est hospitalisée d'urgence à Strasbourg. Le matin même, en partant travailler à l'aube dans son entreprise qui fabrique des charriots, elle a ressenti des picotements dans les mains. Puis, une violente migraine s'est installée. A 8h30, c'est intenable. Elle décide de rentrer chez elle. Les cachets anti-douleurs et le repos n'y font rien. Le mari d'Angèle, Ray décide d'appeler le Samu. Malgré ses douleurs à la tête, Angèle peut marcher jusqu'à l'ambulance. Elle est emmenée aux urgences. Maladie de Lyme ? Méningite ? Les médecins sont perplexes. Dans la nuit, les troubles s'aggravent rapidement. Elle ne peut pas manger et a beaucoup de mal à respirer.
Pour avoir le temps d'en savoir plus, les médecins décident de plonger Angèle dans un coma artificiel. Mais quand elle reprend conscience, le lendemain, c'est le noir absolu. Angèle ne peut pas ouvrir les paupières. Elle est complètement paralysée. Mais, ses capacités cérébrales sont intactes et elle entend tout ce qui se passe autour d'elle. Elle perçoit la présence de son mari, entend des sanglots. « Après quelques jours, à part le coeur, rien ne fonctionnait plus selon les médecins. Pour eux, j'étais perdue » explique-t-elle. « Moi, je hurlais intérieurement que j'étais vivante, mais rien ne sortait ». Les heures interminables s'écoulent. Après quatre jours de coma apparent, un médecin lâche : « il faut songer à débrancher ». On conseille à son mari de « préparer » les obsèques. La venue des proches, les suppliques de sa fille Cathy, rien ne peut réveiller Angèle. Pas même, les soins extrêmement douloureux, notamment le nettoyage des sinus. « Les infirmières se confiaient leurs petits secrets à mon chevet, ça ne me dérangeait pas, mais c'était comme si je n'existais déjà plus ». Elle les entend dire qu'elle « va bientôt clamser ». Le mari d'Angèle sait qu'elle veut être incinérée après sa mort. « Au moins, on ne m'enterrerait pas vivante ! » pense-t-elle murée dans son immobilité.
La preuve qu'Angèle est peut-être déjà morte, est administrée par un soignant. Il utilise une « vieille recette » soi-disant infaillible : pincer un téton et le tirer violemment. Ce geste de maquignon barbare provoque une douleur fulgurante. Une douleur à réveiller les morts... Sauf que le corps d'Angèle – qui voudrait hurler tant elle souffre – ne frémit pas !
Heureusement, l'enfer s'achève au bout de douze interminables jours. C'est l'anniversaire de mariage d'Angèle. Sa fille Cathy, qui n'a pas perdu espoir, exhorte une nouvelle fois sa mère à sortir du coma. « Tu ne dois pas nous quitter... Tu sais, je ne te l'ai pas encore dit, mais j'aimerais avoir un troisième enfant... Et cet enfant, tu dois absolument le connaître. Et lui, il doit absolument connaître sa mamie ». Une larme s'écoule alors doucement d'un oeil de la « morte-vivante ». Ray et Cathy appellent à l'aide. « Ce doit être le gel » – que l'on applique sur les paupières – rétorque le personnel soignant. Mais, bientôt, un autre signe ne trompe pas. Angèle bouge un doigt !
Les médecins finissent par diagnostiquer le mal : il s'agit du syndrome de Bickerstaff, une maladie rare qui attaque le système nerveux de manière fulgurante. Les symptômes ont fait croire aux médecins qu'Angèle avait basculé dans un coma dépassé. La pathologie est réversible, mais des mois et des mois de rééducation vont être nécessaires pour qu'Angèle, âgée à l'époque de 57 ans, ne recouvre peu à peu toutes ses facultés : voir, se tenir assise, manger, boire, respirer sans assistance, parler, se tenir debout et marcher... Mais, volontaire et sportive, l'Alsacienne gravit chaque échelon, récupère chaque geste, au prix d'infinis efforts.

"Un message d'espoir"
Angèle Lieby raconte cet effarant accident de la vie dans un livre sensible, qui trouve un bel accueil en librairie (1) « C'est un message d'espoir, pour dire à ceux qui ont un proche malade que tant qu'il n'est pas mort, il faut y croire », explique-t-elle. Elle adresse également des critiques aux personnels soignants. « J'ai été bien soignée », mais des épisodes douloureux, qui auraient pu être évités selon elle, restent gravés dans sa mémoire. Elle déplore aussi le fatalisme et l'absence de considération de ceux qui ont « dit si vite à mon mari qu'il n'y avait plus d'espoir » ou de l'infirmière qui a lancé à haute voix qu'elle allait « bientôt clamser »: « il faut prendre plus de précautions face aux malades, et faire un maximum d'examens, même s'ils sont coûteux ».
De son côté, le Dr Michel Hasselmann, dont le service de réanimation a accueilli Angèle Lieby, a indiqué à l'AFP qu'il regrette que « des dysfonctions aient pu se produire ». « Nous menons une guerre permanente précisément pour que dans une chambre de malade, les personnels surveillent leurs propos ». Le praticien souligne aussi la rareté du cas d'Angèle Lieby, qui explique que des examens généralement efficaces n'aient pas permis d'évaluer son degré de conscience. Cette rareté lui fait craindre que son témoignage ne suscite « un espoir irréaliste » pour les familles de « personnes en coma profond ».
(1) Une larme m’a sauvée, Angèle Lieby avec Hervé de Chalendar, Ed. Les Arènes, 234 pages, prix : 17 €.
Retrouvez le témoignage de Angèle Lieby au micro de FranceSoir.fr :
Les miracles existent ? je crois que vous venez de le prouver pour certaines personnes. Terrible d'entendre ce qui se passe autour de vous sans pouvoir réagir. c'est une leçon pour tous les personnels hospitaliers. ne pas vouloir enterrer les malades avant qu'ils soient réellement décédés. Courage à toutes les familles qui vivent ce problème aujourd'hui ,gardez espoir et surtout battez vous contre les diagnostics des médecins.
De communication auprès des malades. S'abstenir de commentaires irrespectueux. Toujours demander un second avis. Combien de personnes ont ainsi été incinérées avant que l'on ne connaisse ce syndrome.
Elle a beaucoup de chance.
j'ai vécu exactement ce que tu as vecu, mais moi c'était une expérience sur le fontionnement du cerveau, je sais que c'est terrible c'est hyper terrible, dans cette expérience je m'étais réveillé et je voyais tout et incapable de bouger ni bras ni jambes, ni parler ni même bouger les yeux,
en un mot j'étais dans une moiz indescriptible, l'Epiphyse s'active dans le cerveau mais garde le corps déconnécté du cerveau, l'erreur dans votre histoire vient de l'anesthésiste
parce que si non la curiosité risque de vouis pousser a faitre cette expérience qui vous sera fatale, il vous infiniment impossible de revenir et votre entourage ne comprendra pas et risque de vous enterrer vivant
en plus j'ai poa Onvi d'me r'trouver d'vant St Pierre pour la déposition et la mise en examen, Madame Angèle je sais que tu lis ce com, je te donne un immense conseil, ne dors plus jamais dans la lumière, dors toujours dans le noir total et surtout ...
je sais que tu es très mal a l'aise lorsque tu es allongée, tu as l'impression que les murs et le plafond viennent a toi pour t'écraser et tu te sens comme aspirée par une espèce d'énergie lumineuse et très brillante
tu n'as pas a avoir peur la solution, détourne ton regard sur le côté droit et dort et ferme lesyeux, cet effet secrée lorsque tu t'allonge et et lorsque tu fixe les objets, les murs etc, il ne faut pas fixer les choses une fois allongée et le corps désactivé laisse fèrTonCervo...
et je ne cesse de le dire, les anesthésistes font leur anesthésie dans n'importe quelle condition, ils ne préparent pas le cerveau à l'avance, et au moment ils envoient les gaz punaise de Dieu l'erreur gigantesque et royale, ils font dormir le patient les yeux ouverts et c'est là où se trouve la plus monumentale des erreurs de chez Roulou-chercheur-french-roublard
un boloss hihihi un boloss-médikol
faut continuer à dormir dans le noir et se réveiller dans le noir et toujours aux mêmes heures, le cerveau retrouve son mode de fonctionnement initial au bout d'uin certain temps mais avec des choses en plus, tout ce que tu vois le lendemain l'Epiphyse le projete en images 3D animées la veille pendant le sommeil
et il y a ceux qui deviennent capables de faire de la vraie voyance et ceux qui deviennent guerisseurs etc...
a la prochaine anesthésie fermeles yeux avant l'arrivée des gaz
Ce genre d'histoire me fait frissonner d'horreur! Cela me rappelle les nombreuses personnes qui se sont faites enterrer vivantes! Imaginez-vous prisonnier dans un cercueil, avec 2 tonnes de terre sur la caisse en bois! Totalement impuissant de quoique ce soit. Parfois j'en fais des cauchemars, c'est d'ailleurs pour cette même raison que j'ai choisi de me faire incinérer. Cette femme devait ressentir une panique que je n'arrive pas à décrire.
ce jour là c'est moi qui viendra t'chercher Wiseman au nom de laloi celeste je vous arrête, et vous met en examen pour tout l'mal que vous avez fait
veuillez m'suivre, v'zavez l'droitd'garder l'silence tout c'que vous direz pourra êt'ret'nu contre vous
Salut Seigneur des songes. Alors on change de pseudo selon? Bien joué, j'apprécie et je n'ai pas peur. Je ne crains pas le jugement dernier! LOL
Eh, Ô Seigneurie ! . . . Franchement et entre nous, c'est un peu comme en France ils prennent vraiment n'importe qui comme dirigeant sur Jupiter ! . . .
amazonia, le 24 mai à 19:29
le maxi rétropédalage des gauchos ! de la mini -jupe a la burqua ! silence! aujourd'hui ! ou ...
amazonia, le 24 mai à 19:19
amazonia, le 24 mai à 18:54
Noel ! libre comme les vaches qui mangent OGM de force depuis des décennies et regardent passer ...
Soleil-Bleu, le 22 mai à 19:01
Soleil-Bleu, le 21 mai à 15:30
Plus facile de s'occuper des minorités comme le mariage gay. Plus facile avec schengen de ...
nellyolson, le 12 mai à 10:07
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HeyBaal, le 26 jui à 17:29
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pasloi, le 3 mai à 21:48
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Bluesun, le 26 jui à 17:21
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rafale, le 25 jui à 23:39
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