Face à la menace d’une pandémie de grippe A, le gouvernement a appelé les entreprises à préparer un Plan de continuité d’activité (PCA). Les sociétés proposant des solutions de télétravail pourraient bien sortir leurs épingles du jeu.
Si le télétravail a encore de la peine à s’imposer comme mode de travail au sein des entreprises, la pandémie de grippe A, qui toucherait éventuellement la France à l’automne, pourrait bien lui donner un coup de pouce. En effet, la France compte 7 % de télétravailleurs pour une moyenne européenne « autour de 15 % », rappelait Laurent Wauquiez, le ministre de l’Emploi, au début du mois d’août. Et pourtant, les acteurs publiques se mobilisent pour indiquer les bienfaits de ce mode d’organisation. Après la Direction générale du travail, qui recommandait aux entreprises d’y avoir recours, c’est au tour de l’Association française du télétravail et des téléactivités (AFTT) de militer pour cette solution. « En cas de pandémie grippale, le télétravail ou travail à distance, quand il a été organisé au préalable, est une modalité particulièrement intéressante dans la mesure où elle limite les déplacements et les contacts et réduit d’autant le risque redouté de contaminations supplémentaires », précise l’association dans un communiqué.
Grande distribution, commerce, transports, services publics, les entreprises et services qui accueillent du public seront en première ligne de la pandémie. Comment se sont-elles préparées ?
Quand le télétravail sera impossible à mettre en place, les entreprises françaises pourront adopter des dispositifs destinés à assurer la continuité de leurs services. Stocks de masques, de gels antibactériens, apprentissage des gestes barrières, l’ensemble du dispositif de protection, inspiré par les directives du ministère du Travail, est en train de se mettre en place.
– La grande distribution. Pour le moment, 15 millions de masques ont été stockés par les groupes de grande distribution. A la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution, un dossier a été conçu pour prévenir de l’attitude à adopter selon les niveaux d’alerte. Dans ce document, il est précisé qu’à partir du niveau 5b des mesures sont possibles : aménager les zones pour faciliter l’accès aux produits courants, protection de tous les produits non préemballés grâce à du film plastique ou encouragement à la vente par Internet. En ce qui concerne les horaires, il sera possible d’aménager les horaires selon le personnel présent et la disponibilité des masques. Afin de limiter les croisements entre les clients, les horaires pourront être élargis. La direction pourra procéder à la limitation du nombre de clients dans son magasin. Quant aux clients, si les pouvoirs publics l’imposent, ils devront porter un masque de protection. Tout a été pensé pour favoriser l’hygiène dans les rayons, mais aussi aux caisses.
– Les transports publics. A la RATP et à la SNCF, des plans ont été pensés. Une réactualisation du Plan de continuité de l’activité a été réalisée. A la SNCF, 8 millions de masques ont été stockés pour les cheminots. La société est prête à soutenir un absentéisme de 30 %, en favorisant notamment les grands axes, et les trajets domicile-travail seront privilégiés. Pour ce qui est de la RATP, l’accent est mis sur la protection du personnel. Stockage de millions de masques et de gels antibactériens pour les conducteurs de bus. L’entreprise a indiqué qu’elle tenterait le plus possible d’assurer le trafic du plus grand nombre de lignes et de plages horaires.
– La restauration et l’hôtellerie. Comme dans de nombreux domaines du service à la personne, dans le secteur de la restauration et l’hôtellerie, l’heure est à la préparation et à la vigilance. « Nous informons le personnel sur les risques et nous faisons pour le moment beaucoup de prévention, en particulier sur l’hygiène », explique Jean-Pierre Chedal, président de la branche restauration du syndicat Synhorcat. Le syndicat recommande vivement le vaccin, notamment pour éviter un absentéisme trop fort. Une situation qui n’inquiète pas forcément la profession. « S’il y a de l’absentéisme chez le personnel, les clients seront eux aussi moins présents. Il y aura donc une baisse des activités », poursuit Jean-Pierre Chedal. Toutefois, si l’hygiène est primordiale, le président du groupe Flo (Hippopotamus, Bistro Romain, Taverne de Maître Kanter, Tablapizza et Brasseries Flo) a indiqué qu’il exclu que son personnel porte des masques. Il juge cela « incompatible avec un métier de service ».
pasloi, le 10 fév à 01:05
Sur ce coup là Sarko est en train de ramer à contre courant, il joue un jeu qu'il ne maitrise ...
charIot, le 10 fév à 00:52
Nico971, le 10 fév à 00:46
Sanctionnez cette homme ! Il raconte n'importe quoi.
Nico971, le 10 fév à 00:45
J'habite en Guadeloupe et j’espère qu'il sera bien accueilli car il n'a dit que la vérité.
cuti29, le 10 fév à 00:43
nellyolson, le 9 fév à 23:44
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THE BRAIN, le 11 Jan à 10:56
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HeyBaal, le 9 fév à 17:13
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Bluesun, le 9 fév à 19:56
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pasloi, le 9 fév à 23:43
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