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Les compagnies aériennes défendent leurs privilèges

Transport

Publié le 2 novembre 2010 à 07h45
Mis à jour le 1 novembre 2010 à 19h58

Si vous devez prendre l’avion, la semaine s’annonce difficile. Plusieurs syndicats du transport aérien ont appelé à des arrêts de travail afin de dénoncer la suppression de certains avantages.

Les nerfs des voyageurs vont encore être mis à rude épreuve. De nouvelles difficultés sont à prévoir à partir de jeudi, avec l’appel à la grève des syndicats des transports contre la réforme des retraites. Et les turbulences devraient se prolonger au sein du secteur aérien. Le SNPL France Alpa, premier syndicat des pilotes de ligne, et le SNPNC, qui représente 25 % des hôtesses et stewards d’Air France, ont lancé un préavis de grève du vendredi 5 au lundi 8 novembre.

Ils dénoncent l’article 16 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2011, qui sera examiné cette semaine au Sénat. Ce dernier prévoit de taxer « toute somme ou avantage alloué à un salarié, à raison de son activité professionnelle, par une personne qui n’est pas son employeur ».

En clair, tous les privilèges liés aux partenariats commerciaux inter-entreprises seront soumis à des charges sociales et fiscales : réductions sur les locations de voitures ou sur les chambres d’hôtel, gain de miles… La préoccupation des personnels navigants des compagnies aériennes concerne principalement les billets d’avion à tarif préférentiel obtenus grâce à leur profession.

Ceux qui leur sont proposés par les compagnies concurrentes seront en effet dans la ligne de mire de l’Urssaf. En revanche, ils pourront toujours voler à moindre coût au sein de leur groupe sans être taxés, à condition que le rabais accordé ne dépasse pas 30 % du prix public (voir notre infographie).

Craintes pour l’activité du secteur

« Environ 40 % des stewards et hôtesses vivent en province et travaillent à Paris, souvent pour bénéficier d’un meilleur niveau de vie. Nombre d’entre eux utilisent des billets à tarif réduit pour aller à Roissy prendre leur vol. Si les salariés d’Air France rejoignent Paris sur une ligne de leur propre compagnie, rien ne changera. Mais s’ils sont obligés de voyager sur Corsair, par exemple, ils seront imposés sur leur trajet, et Corsair devra verser des cotisations sociales. A terme, cela coûtera très cher aux compagnies aériennes, et elles mettront fin à ces prérogatives », s’indigne Michèle Levy-Hazera, chef de cabine et secrétaire générale du SNPNC.

« Nous demandons une réécriture de l’article 16, car il risque de nuire à des pans entiers de notre activité économique », ajoute Louis Jobard, président du SNPL Air France. Il redoute notamment une ruée vers les compagnies étrangères où les miles resteront non imposables.


Par Marie-Laure Hardy, avec Juliette Demey
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Réactions à cet article3 commentaires

  • bullit, le 2 nov à 09:55

    bullit
    contrat de travail.

    c est normal , lorsque vs negociez un salaire , un poste, avec des avantages et/ou des obligations de part et d autre , vs vs engagez

    des le depart , l employeur comme l employe ,pourquoi tt d un coup on remet les clauses qui ont ete actes en cause , sinon rien ne vaut rien , c est du bla bla ,et vs etes a la botte de l employeur qui se prend pour le prince de droit "divin" , ca suffit !! on travaille , vous payez , point barre.



  • Dani, le 2 nov à 11:34

    Dani
    privileges

    Priovilèges.. comme ceux des députés ? des maires ? des sénateurs ? des ministres ? des présidents de la république ? Liste non exhaustive...



  • Anonymecricri, le 2 nov à 21:08

    Anonymecricri
    Des Privilèges !

    Donc dès que ce sont des ouvriers, fonctionnaire ou du privé nous défendons nos privilèges. Mais vous Mesdames Hardy et Demey vos privilèges de journalistes êtes vous prêtent à les lacher. Les grands patrons avec leurs bonus, retraites chapeaux eux aussi y sont prêts, les sportifs avec leur salaire inimaginable qui s'en vont sous des cieux plus beaux pour ne pas payer d'impôts eux aussi sont-ils prêts à toucher moins, les députés et sénateurs qui pleurnichent parce qu'ils vont avoir 8% en moins soit un treizième mois, savent-ils que des millions de travailleurs dans les TPE ou PME n'ont même pas un treizième mois et oui cela existe encore dans les entreprises des gens qui n'ont ni treizième mois ni prime et qui travaillent 39 heures car les 35 heures ils n'en ont juste qu'entendu parlé. En réalité aujourd'hui la crise a le dos large et tout est bon pour les patrons comme les gouvernants de ponctionner toujours ceux d'en bas, mais pour les autres ils est absolument urgent d'attendre.



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