Aéroports de Paris: le référendum contre la privatisation a du plomb dans l'aile

Aéroports de Paris: le référendum contre la privatisation a du plomb dans l'aile

Publié le 14/01/2020 à 07:37 - Mise à jour à 13:59
© GERARD JULIEN / AFP/Archives
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Auteur(s): France-Soir

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Il reste moins de deux mois aux électeurs français pour demander la tenue d’un Référendum d’initiative partagée sur la privatisation des Aéroports de Paris. L’objectif est de 4, 717396 milions de signataires, soit 10% du corps électoral. On en est encore loin.
 
Le Conseil constitutionnel effectue régulièrement des pointages quant au nombre de soutiens validés. Au 8 janvier, 1, 057 million d'électeurs s’étaient déclarés favorables à la tenue du premier Référendum d’initiative partagée, portant sur la privatisation du groupe Aéroports de Paris. 
 
 
Signatures sur internet 
 
Début avril, 250 députés et sénateurs de tous bords, hors majorité présidentielle, créaient la surprise en déclenchant la procédure du RIP face à la volonté du gouvernement de lancer la privatisation des Aéroports de Paris. Une première depuis l’introduction de ce Référendum d’initiative partagée dans la constitution, en 2008.
 
Depuis, et sur une période de neuf mois, les électeurs sont invités à déposer leur soutien, non pas contre la privatisation, mais à la tenue d’un référendum sur la question de la privatisation. Ils faut pour cela se connecter sur le site Référendum d'initiative partagée mis en place par le ministère de l’Intérieur. Les mairies peuvent également – en théorie – effectuer un travail de saisie des signatures papier.  
 
Si les habitants de certains départements, aux premiers rangs desquels Paris, le Val-de-Marne, l’Essonne, les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis, sont plus fortement mobilisés que d’autres, aucune zone ne franchit encore la barre fatidique des 10 % d’électeurs. 
 
Le million ne suffit pas 
 
Lors de sa conférence de presse d’avril sur les conclusions du Grand débat national, le président s’était exprimé en faveur d’un abaissement du nombre de signatures nécessaires à un million. Sauf que cette mesure ne pourrait être proposée que dans le cadre d’une réforme constitutionnelle, qui n’est pas encore à l’ordre du jour.
 
Hors, la barre du million de soutiens, elle, a été passée en décembre, l’occasion pour les défenseurs du référendum de rappeler malgré tout  à Emmanuel Macron ses déclarations. Ils l’ont fait plus ou moins discrètement, en écrivant des courriers ou en envahissant bruyamment le hall de l’aéroport de Roissy. 
 
Un manque d’informations 
 
La demande d’audience des initiateurs du RIP est donc restée lettre morte, pour le moment. Les défenseurs de ce référendum, eux, poursuivent leur campagne sur le web et sur le terrain, tout en dénonçant à la fois les défaillances du site de recueil des soutiens (il faut parfois avoir de la patience pour signer) et le manque d’informations sur la procédure en cours. 
 
Une question sur laquelle s’est d’ailleurs prononcée le Conseil d’État, qui a estimé que l’information des électeurs par le gouvernement n’est pas obligatoire. Pas gagné. 
 

Auteur(s): France-Soir

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Sur le terrain, les défenseurs du RIP se mobilisent

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