Grogne des patrons: le torchon brûle entre le patronat et le gouvernement

Grogne des patrons: le torchon brûle entre le patronat et le gouvernement

Publié le :

Mercredi 03 Décembre 2014 - 07:23

Mise à jour :

Mercredi 03 Décembre 2014 - 07:41
Le Medef, la CGPME et l'UPA se réunissent ce mercredi 3 décembre à Lyon, alors que les relations avec le gouvernement se tendent depuis quelques jours.
©Benoit Tessier/Reuters
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Rien ne va plus entre le patronat et l'exécutif. Les syndicats patronaux du Medef, de la CGEPME et de l'UPA tiennent ce mercredi à Lyon un grand meeting commun qui doit marquer le point d'orgue de la mobilisation patronale. Mardi, le ministre de l'économie Emmanuel Macron a tancé le Medef, affirmant que les négociations sur le Pacte de responsabilité étaient un échec et que Pierre Gattaz, le président de l’organisation patronale, en était responsable.

L’exécutif estime pour sa part que des efforts importants sont faits pour les entreprises, ces dernières doivent à présent faire preuve de bonne volonté. Car si les patrons descendent dans la rue, les ministres montent également au créneau. Outre Emmanuel Macron, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a ainsi estimé dimanche 30 qu’il existait un "problème Gattaz". Il fustigeait alors des propos du patron du Medef remontant au 30 octobre, dans lequel il demandait à ce que le France sorte de l'Organisation internationale du travail (OIT) qui oblige à justifier un licenciement.

Une sortie scandaleuse pour la CFDT, une "provocation" pour la CGT et une "erreur" pour la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu.

Pierre Gattaz, quant à lui, se défend dans une interview à paraître ce mercredi dans Le Progrès. Il y évoque le "ras-le-bol des promesses non tenues du gouvernement, qui continue d'augmenter les impôts alors qu'il nous parle d'une baisse de 40 milliards. Et qui continue, malgré les discours pro-entreprises de Manuel Valls, d'imposer des mesures concrètes opposées à ses discours: la pénibilité, la loi Hamon sur la cession des entreprises, et le temps partiel à 24 heures minimum".

On est loin de l'ambiance de franche camaraderie qu'affichait le patron du Medef et le Premier ministre Manuel Valls fin août lorsque ce dernier avait déclaré: "j'aime l'entreprise".

 

Les récentes sorties médiatiques de Pierre Gattaz ont déclenché la colère du gouvernement.


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