La chaussure magique de Nike interdite aux JO

La chaussure magique de Nike interdite aux JO

Publié le 21/02/2020 à 10:45 - Mise à jour à 10:47
© ATTA KENARE / AFP
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Auteur(s): France-Soir

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La nouvelle version de Nike Vaporfly ne respecte pas le règlement, elle devrait être interdite aux prochains Jeux Olympiques de Tokyo.
 
Nouvelle polémique dans le monde du sport sur le "dopage technologique": après les combinaisons en polyuréthane de la natation, voici les chaussures lames carbone en athlétisme. C’est en l’occurrence la Nike Vaporfly qui anime les débats. 
 
 
Aller plus vite sur route
 
La «chaussure magique» permet-elle aux athlètes d’aller plus vite ou plus loin? Sur route, c’est manifestement le cas. Le New York Times a mené l’enquête (statistique) et affirme que les athlètes chaussés de Vaporfly courent 4 % à 5 % plus rapidement sur un marathon. 
 
Une chaussure qui avantage les athlètes, est-ce bien sportif? La Fédération internationale d’athlétisme a dû trancher, et a en fait coupé la poire en deux, autorisant la première série de Vaporfly, mais pas la deuxième.
 
Et la Fédération de justifier sa décision : «A partir du 30 avril 2020, toute chaussure doit être disponible à l’achat par tout athlète sur le marché pendant une période de quatre mois avant de pouvoir être utilisée en compétition». Qui plus est, toute nouvelle technologie sur les équipements devra désormais être homologuée par un groupe d’experts.  
 
Next% oui, Alphafly non
 
Or il y a Nike Vaporfly et Nike Vaporfly… Explications. Dotées de coussins d’air et surtout d’une lame de carbone dans la semelle, les Vaporfly Next% sont commercialisées depuis 2017. Avec une semelle qui entre dans les clous (31 mm contre 40 autorisés par la FIA), elles ont porté la Kényane Brigit Kosgei vers son record du monde du marathon en 2019. Record d’ailleurs parfaitement homologué. 
 
Sous la barre des 2 heures
 
Mais Nike a aussi travaillé sur les Vaporfly Alphafly, pour l’heure à l’état de prototype. Ces chaussures n’ont pas une, mais trois lames de carbone dans leur semelle. Elles ont été portées par une autre marathonien kényan, Eliud Kipchoge, en octobre, lui permettant de descendre sous la barre des 2 heures. 
 
Record non enregistré
 
Sauf que le règlement de la Fédération internationale d’athlétisme stipule qu’il est interdit d’insérer dans les semelles plus d’une plaque d’un autre matériau. Résultat, le record du second athlète ne sera pas enregistré, pas plus que d’autres performances réalisées avec l’Alphafly. 
 
Assistance injuste
 
«Notre devoir est de protéger l’intégrité des compétitions élite en s’assurant que les chaussures portées lors de ces courses n’offrent pas un avantage ou une assistance injustes», a rappelé Sebastian Coe, le président de la Fédération. 
Qouiqu'il en soit, ce n'est pas que l'on redecouvrera un athlète comme la célèbre athlète sud africaine Zola Budd , recordwoman du monde de 5000 mètres en 1985. Elle courrait pieds nus. 
 
 
 

Auteur(s): France-Soir


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