Le budget européen et les fonds du plan de relance sont bloqués

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Le budget européen et les fonds du plan de relance sont bloqués

Publié le 17/11/2020 à 16:46
© FREDERICK FLORIN / AFP
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Auteur(s): FranceSoir

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La Pologne et la Hongrie ont mis leur veto au projet de budget de l’Union européenne pour la période 2021-2027, et au plan de relance qui lui est adossé.
 
Varsovie et Budapest contestent le conditionnement du versement des fonds européens au respect de l’Etat de droit, mécanisme que le premier ministre hongrois qualifie « d’occasions d’abus politiques ». 
 
Viktor Orban avait d’ailleurs annoncé la couleur il y a une semaine, dans un courrier adressé à Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, Charles Michel, le président du Conseil européen, ainsi qu’à l’Allemagne, qui assure actuellement la présidence tournante de l’UE. Il écrivait notamment que « le mécanisme de sanction proposé est fondé sur des définitions légales vagues » et menaçait dans la foulée d’opposer son véto.
 
Plans de relance
 
C’est chose faite depuis lundi. Rejointe par la Pologne, la Hongrie bloque un budget de 1090 milliards d’euros qui réclame l’unanimité des Etats membres pour être accepté, et donc, par la même occasion les 750 milliards d’euros du plan de relance européen.
 
Pour la France, cela signifie qu’en l’état actuel des choses, les 40 milliards de l’Europe prévus dans le plan de relance économique sont tout aussi bloqués. 
 
En cas de poursuite du blocage, les deux Etats « rebellent » devraient eux aussi renoncer à leurs subventions prévues pour la relance post-covid, soit 25 milliards pour la Pologne et 7 pour la Hongrie. Ces aides devraient pencher dans la balance des négociations, qui se poursuivent.
 
Ce mardi après-midi, le ministre allemand des Affaires étrangères s’est dit convaincu qu’une solution allait être trouvée rapidement. 
 
A quel prix ? 
 
La Pologne et la Hongrie font l’objet d’une procédure de sanctions (dite de l’article 7) pour « violation des valeurs fondatrices de l’Europe ». Procédure qui a fort peu de chances d’aboutir dès lors que la sanction, à savoir une suspension des droits de vote, doit être approuvée à l’unanimité moins un membre. 
 
A défaut de renoncer complètement au respect de l’Etat de droit, les autres membres, Allemagne en tête, risquent de devoir faire des concessions. 
 

Auteur(s): FranceSoir


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Pour la Hongrie, Viktor Orban juge inacceptable le conditionnement des aides au respect de l'Etat de droit

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