Marseille, Les chiffres disent la vérité, deux rapports deux chiffres différents

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Marseille, Les chiffres disent la vérité, deux rapports deux chiffres différents

Publié le 29/09/2020 à 07:48 - Mise à jour à 07:49
FelixMittermeier
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Auteur(s): FranceSoir

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La région PACA et plus particulièrement la métropole d'Aix Marseille ont fait beaucoup parler ces derniers jours avec les mesures draconiennes prises par les autorités pour endiguer la propagation du virus. Outre avoir vu la contestation des restaurateurs, des bars et de nombreux marseillais suite aux restrictions pour les bars et restaurant, cela a rendu impossible la réunion de Michel Onfray et Didier Raoult pour Front Populaire prévue le 1er octobre.  Retour sur les chiffres qui ont entrainé cette décision.  

L’information utilisée par le ministre et les autorités pour justifier ces mesures est principalement le taux d’incidence du virus dans la métropole ou la ville de Marseille.  Nous avons pu consulter le rapport du point de situation de la Direction générale de la Santé du 22 septembre qui fournit les chiffres pour le 21 septembre.  Le taux d’incidence du virus est mesuré à partir des tests PCR, et il correspond au nombre de tests positifs pour 100.000 habitants. Il est calculé de la manière suivante :

(100000 * nombre de cas positif) / Population

Ce rapport commence par un point global sur l’épidémie avec des données monde et union européenne.

 

Dans la page 4 de ce rapport nous pouvons trouver le taux d’incidence pour diverses métropoles dont celle d'Aix Marseille. Il est de 185,1 dans la population et de 135,5 parmi les plus de 65 ans.

Pour la ville de Marseille ces chiffres sont respectivement de 240,8 et 163,8.

 

Consultez l'intégralité du Rapport N°238 de la DGS ici.

 

Cependant quand on regarde le rapport de l’ARS (autorité régionale de santé) publié en ligne ce 27 septembre et signé par Philippe de Mester, ces chiffres sont 275,56 dans la population et de 356 pour les plus de 65 ans. 

 

Ce même rapport nous dit :

A l’échelle départementale, le taux d’incidence général reste toujours élevé, à hauteur de 209 pour 100 000 habitants pour la semaine du 15 au 21 septembre 2020, soit près de 2,5 fois le taux national (87,4 pour 100 000). Dans de nombreuses communes du département de plus de 10 000 habitants, celui-ci excède le seuil de 100 pour 100 000 habitants, soit le double du seuil d’alerte fixé par Santé Publique France.

Premier constat : Alors que le rapport de la DGS fait état d’un taux d’incidence national de 94,87. Il y a donc une différence de mesure entre le rapport de l’ARS et le rapport de la DGS.

En appliquant le multiple que l’on retrouve dans le rapport de l’ARS (2,5) au 94,87 national on devrait donc avoir un taux d’incidence départemental de 237,18.

Seconde incohérence : le taux de la métropole Aix Marseille est de 185,1.  Ce qui veut donc dire que les chiffres de l’ARS au niveau départemental sont supérieurs à celui de la métropole. Du jamais vu puisque la densité de la métropole 766 est largement supérieure à celle du département est de 356.

De plus quand on regarde le taux d’incidence (extrait du même rapport de la DGS) pour ce qui est appelé l’ex-communauté de Marseille, on peut d’ores et déjà voir que ce taux est en diminution et qu’à la date du 21 septembre ce chiffre était bien de 240. Au moment où l’ARS a fait son rapport il est possible que le taux d’incidence ai été de 275 pour Marseille, cependant ce taux était en baisse réelle.  Il ne peut donc qu'y avoir une erreur dans un des documents. 

Erreur aux conséquences énormes pour les Marseillais. 

 

 

Une incohérence de plus dans la prise de position et les décisions du gouvernement, car la décision pour Marseille a été prise bien plus tard que ne l’auraient recommandé les chiffres. Ces décisions ne sont donc pas basées sur les chiffres, mais probablement sur des considérations autrement politiques. 

Si cette erreur s'avère confirmée la décision de fermer les bars et restaurants à Marseille serait donc basée sur une fausse information.   Reste à savoir qui en payera le prix et assumera la responsabilité, pour l'instant ce sont bien les Marseillais et l'économie locale qui en souffrent les conséquences.  Les décideurs ne sont toujours pas les payeurs.  

Les chiffres parlent bien.

 

Note : nous remercions @viruswar

 

Auteur(s): FranceSoir


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