Val d’Oise : comme un sentiment d’injustice

Val d’Oise : comme un sentiment d’injustice

Publié le 29/05/2020 à 13:24 - Mise à jour à 13:30
Philippe LOPEZ / AFP
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Auteur(s): FranceSoir

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« Il est tout à fait scandaleux et incompréhensible de nous pointer ainsi du doigt », a réagi la présidente LR du Conseil départemental du Val d’Oise. Une colère liée aux annonces du gouvernement sur la deuxième phase de déconfinement. 
 
Jeudi effectivement, la carte de France n’affichait plus que deux départements en rouge, Mayotte et donc le Val d’Oise, sur la foi des quatre indicateurs désormais utilisés pour la surveillance de l’épidémie : le nombre de personnes infectées pour 100 000 habitants, le taux de positivité des tests, la reproduction du virus et le taux d’occupation dans les services de réanimation. 
 
Une « stigmatisation gratuite »
 
Selon le principe d’une gestion régionale de la crise sanitaire, mais également en raison de la mobilité et de la densité de population, c’est toute la région Ile-de-France qui a inauguré une nouvelle couleur, l’orange, du fait de la situation du Val d’Oise. Avec des conséquences sur le déconfinement comme la seule ouverture des terrasses pour les bars et les restaurants ou un accueil dans les collèges limités aux élèves de 6e et de 5e. 
 
C’est la raison pour laquelle la présidente du Département voit rouge. 
 
« Pourquoi encore stigmatiser gratuitement le Val d’Oise et l’isoler de l’Ile-de-France et même de toute la France ? »
 
« Les indicateurs ne sont pas fiables car ils sont très volatiles dans une région où nous sommes tous mobiles d’un département à l’autre », s’insurge encore Marie-Christine Cavecchi, qui dénonce par ailleurs une campagne tardive de tests et demande leur amplification. 
 
Paris s’organise
 
Dans la capitale, on préfère manifestement voir le verre à moitié plein, à l’image de la maire Anne Hidalgo, qui tweetait ce vendredi matin sur la réouverture des espaces verts. « Enfin ! Le bon sens a fini par l’emporter. Les Parisiens vont pouvoir à nouveau respirer dans leurs parcs et jardins ». 
 
Charge à son premier adjoint Emmanuel Grégoire de jongler entre des autorisations de terrasse dérogatoires à accorder aux cafetiers et restaurateurs et des riverains qui s’inquiètent de leur tranquillité future. Sur BFM TV, l’élu a évoqué la possibilité d’un « horaire maximum ».
 
Quant aux transports en commun d’Ile-de-France, pas de changement à priori… à moins que Valérie Pécresse, la présidente de la Région ne s’entende avec le premier ministre pour assouplir les règles de distanciation sociale. Cela permettrait, a-t-elle expliqué, de supprimer le filtrage et les attestations employeur pour pouvoir circuler aux heures de pointe.
 

Auteur(s): FranceSoir


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