Couper un sapin de Noël en forêt, ça coûte cher

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Couper un sapin de Noël en forêt, ça coûte cher

Publié le 12/12/2019 à 08:32 - Mise à jour à 10:44
© PATRICK HERTZOG / AFP
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Auteur(s): France-Soir

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Jouer aux apprentis bûcherons et rapporter son beau sapin de Noël après une ballade en forêt, qu’elle soit publique ou privée, n'est pas une bonne idée. Le roi des forêts risque alors de vous coûter cher. 
 
Chaque année apporte son lot d'histoires de sapins, volés tous décorés dans des hall d'immeubles ou de galeries marchandes, ou à son voisin de palier. En 2011 , on a même relaté un concours de vols de sapins entre éléves des tres chics lycees parisien Henri-IV, Louis-Le- Grand  et Saint Louis. Les sapins, Dieu soit loué, étaient rendus après comptage et palmarès établi...Et puis il ya aussi , à côté des quelques 7 millions de sapins vendus chaque année au moment des fêtes, quelques unités que certains s'arrogent le droit d'aller "cueillir" en forêt. Comme on ramèneun " trophée"  après ne bonne ballade dans la nature pourquoi pas, mais aussi pour faire des économies. Pourquoi pas non plus. Sauf que....C’est formellement interdit et cela pourrait leur coûter 1500€ d’amende s’ils venaient à croiser un garde forestier.
 
 
Couper un arbre, c’est interdit
 
Le Code forestier interdit tout prélèvement en forêt sans accord du propriétaire, que celui-ci soit privé ou public. En France, même laissée à l’abandon depuis des lustres, chaque parcelle de terre appartient en effet à quelqu’un, qu’il s’agisse d’une personne physique ou morale : 70 % des forêts sont privées, 30 % publiques et gérées par l’ONF. L’Office national des forêts renforce d’ailleurs en cette période les tournées de surveillance de ses gardes.
 
Un particulier surpris en train de couper un sapin se voit confisquer son matériel et risquer une amende de cinquième classe. Le jeu n’en vaut pas la chandelle comparé au prix des sapins vendus dans le commerce ou chez les pépiniéristes. 
 
Le houx, une espèce protégée
 
Les gardes forestiers, particulièrement dans le sud, ne surveillent pas que les sapins. En effet si les coupes d’arbres entiers restent assez rares, les particuliers ont tendance à aller en forêt pour se procurer un autre symbole de Noël, les branches de houx. 
 
Or l’Ilex Aquifolium (houx commun) et le Ruscus Aculeatus (petit-houx) sont des espèces végétales protégées dans plusieurs départements, par exemple le Vaucluse. L’interdiction de cueillette peut donc faire l’objet d’arrêtés préfectoraux, en plus du Code forestier déjà cité. 
 
Couper son propre sapin malgré tout 
 
Les promeneurs peuvent toujours se rabattre sur le gui, qui, lui, pousse à profusion – c’est une plante parasite – et qui a d’ailleurs précédé le houx sur nos tables de fêtes, jusqu’au IVe siècle et l’avènement du Noël chrétien. Le houx aux baies rouges, le gui aux baies blanches, vous trouverez quoiqu’il en soit ces plantes porte-bonheur chez votre pépiniériste. Tout comme votre sapin ! 
 
D’ailleurs, si l’envie de couper votre sapin de Noël devient obsessionnelle, il vous reste en réalité une solution: répondre à l’invitation de l’un de ces producteurs qui vous proposent de parcourir leur sapinière et de choisir votre arbre avant de le couper vous-même. C'est souvent moins cher et le geste sympathique. Tout le monde est gagnant. 
 

Auteur(s): France-Soir


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