Fruits et légumes vont pousser sur le toit de l'immeuble!

Fruits et légumes vont pousser sur le toit de l'immeuble!

Publié le 18/02/2020 à 10:19 - Mise à jour à 10:25
© Benjamin Cremel / AFP/Archives
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Auteur(s): France-Soir

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Des producteurs de fruits et légumes devraient venir s’installer sur le toit de bâtiments d’une trentaine de villes. L'avenir de nos cités passeraient-ils par le retour à la ferme? En tous cas une drôle d'expérience à suivre de près. 
 
«Construire une ville plus durable», c’est le thème ambitieux d’une feuille de route dévoilée par le ministère de la Cohésion des territoires, laquelle se compose d’une dizaine de mesures. Parmi elles, la création de cent «cités fertiles», c’est à dire de fermes urbaines, qui devraient être implantées dans des quartiers prioritaires de la politique de la ville.
 
 
Maraîchage en ville
 
De quoi parle-t-on au juste ? Tout simplement de l’implantation de fermes telles qu’on en trouve dans nos campagnes, mais en pleine ville. Installées généralement sur des toits de bâtiments, elles ont pour objectif de produire des aliments de qualité et en quantité avec une emprise au sol réduite.
 
Ne pensez voir débarquer moutons, vaches et cochons au beau milieu des immeubles, les fermes urbaines produisent principalement des légumes et des fruits, parfois du miel.  Des projets ambitieux voient le jour, à l’image de la plus grande ferme urbaine d’Europe (14000 m²) qui accueillera vingt maraîchers bio sur un toit du parc des expositions de Paris. 
 
Intérêt écologique et économique
 
Ce type d’installations n’a pas pour autant vocation à nourrir toute la population d’une ville et à remplacer l’agriculture traditionnelle. Une ferme urbaine est aussi un îlot de verdure dans la cité, qui participe tout autant à l’amélioration de la qualité de l’air, à lutter contre le réchauffement de l'air des villes, qu’au développement de circuits courts et au recyclage des déchets organiques. 
 
Visant à reconnecter le citoyen à la terre et à lui fournir une alimentation de qualité, les fermes urbaines relèvent encore un défi économique, pourvoyeuses d’emploi et éléments de l’économie circulaire, à l’heure où l’on prédit que 80 % des habitants de la planète seront des urbains d’ici 2050. 
 
Plus proche de nous, ce projet de quartiers fertiles a été confié à l’ANRU, l’Agence nationale de la rénovation urbaine. Trente premiers quartiers devraient être sélectionnés d’ici l’été et une enveloppe de 20 millions d’euros attribuée. 
 

Auteur(s): France-Soir


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