Energies renouvelables: l'effort insuffisant de la France en 2020!

Energies renouvelables: l'effort insuffisant de la France en 2020!

Publié le 17/12/2019 à 10:41 - Mise à jour à 11:03
© JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP/Archives
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Auteur(s): France-Soir

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La part des énergies renouvelables dans la consommation intérieure brute est encore largement insuffisante pour atteindre les objectifs fixés. La France compte notamment sur l’éolien et le solaire. 
 
La France nourrit de grandes ambitions en matière de transition écologique, mais pourra-t-elle les atteindre? Alors que l’Union européenne a fixé, dans son Plan Energie Climat, la part de 27 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale brute en 2030, l’État français a porté ce seuil à 32 % en 2030, et 23 % en 2020. 
 
En septembre pourtant, l’Observatoire Climat Energie estimait que «la trajectoire de développement des énergies renouvelables n’est pas en cohérence avec l’atteinte de l’objectif». Fin 2018, leur part dans la consommation intérieure brute s’élevait à 16,5 %. En clair, il faut accélérer. Mais comment ? 
 
 
Une accélération indispensable 
 
La réponse est en partie apportée par la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui fixe des objectifs précis pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028. La France mise largement sur deux types d’énergies renouvelables jusqu’alors à la traîne: l’éolien et le solaire. A l’heure actuelle, la filière bois-énergie et l’hydraulique représentent en effet plus de 60 % de la production d’énergies renouvelables dans notre pays (précisément 41,2 % pour la première et 19,8 % pour la seconde).  Les autres sources d'énergie doivent rattraper leur retard. 
 
L’éolien a le vent en poupe
 
Meilleur élève de la classe des énergies renouvelables, l’éolien terrestre dépasse les objectifs de la PPE, avec un bond de production de 17 % entre 2018 et 2019. Alors que notre territoire abrite 1380 parcs, 21 nouveaux projets sont en passe de voir le jour. De 15,8 GW heure actuellement, la production devrait passer à 24,7 GW en 2023 pour atteindre 40 GW en 2028. 
 
Si la France suivait cette courbe, elle se positionnerait comme le quatrième producteur européen d’énergie éolienne, loin cependant derrière l’Allemagne, qui vise une production de 71,6 GW d’ici 2023. 
 
Est-ce suffisant ? Non, si l’on en croit Jean-Louis Bal, président du Syndicat de énergies renouvelables, cité fin novembre par Les Echos: «Chaque année la France installe 1,5 GW d’énergie éolienne alors qu’il en faudrait 2».
 
Le solaire doit prendre sa part
 
Même son de cloche en ce qui concerne l’énergie solaire. Bien qu’en progression de 4 %, la production française a augmenté de 0,8 GW entre septembre 2018 et septembre 2019, «alors qu’il en faudrait 4», souligne Jean-Louis Bal. L’objectif est en effet d’atteindre une production entre 18,2 et 20,2 GW en 2023. Elle est actuellement de 9,2 GW ! 
 
Là encore, il va donc falloir accélérer la cadence. Et si fin novembre, la France a inauguré sa plus grande centrale solaire avec stockage, d’une capacité de 30 mégawatts pour 58000 panneaux solaires, celle-ci se situe en Nouvelle-Calédonie. Sur le territoire métropolitain, des projets sont en passe de voir le jour, à l’image du Parc solaire photovoltaïque de Fanjeaux, dans l’Aude: sa construction sera bien lancée courant 2020, pour alimenter en électricité des clients collectivités, tertiaires et industriels d’Engie en 2021. 
 
Des projets qui en théorie devraient se multiplier puisque la France est en retard sur les objectifs de sa PPE dans le secteur du solaire, de 16,4 % selon l’Observation Climat Energie. 
 

Auteur(s): France-Soir


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