Environnement: la moitié des animaux vertébrés ont disparu en 40 ans

Constat alarmant

Environnement: la moitié des animaux vertébrés ont disparu en 40 ans

Publié le :

Vendredi 28 Octobre 2016 - 15:05

Mise à jour :

Vendredi 28 Octobre 2016 - 15:24
Selon la WWF, 58% de la population des animaux vertébrés a disparu entre 1970 et 2012. Et faute d'un changement radicale des comportements, la situation devrait s'aggraver, non seulement pour la faune, mais aussi pour l'homme, directement responsable mais aussi victime de la destruction de l'environnement.
©NASA
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Le chiffre est frappant. Selon l'association de protection de la nature WWF, plus de la moitié de la population animale des vertébrés (mammifères, poissons, oiseaux, amphibiens et reptiles) a disparu depuis en un peu plus de 40 ans, entre 1970 et 2012. Pire, ce chiffre de 58% pourrait grimper jusqu'au deux tiers (67%) en 2020 si rien n'est fait, selon le rapport Planète vivante 2016 de l'association.

Un chiffre qui (heureusement?) ne fait pas référence à la disparition d'espèces en particulier mais au nombre d'animaux présents sur la planète. "Le déclin subi par les populations d'espèces sauvages est de plus en plus préoccupant", souligne le directeur général du WWF International, Marco Lambertini. "On est en train d'assister à une régression de la vie sur la planète dont nous sommes en partie responsables (...) c'est un facteur de risque majeur pour nous", ajoute Pascal Canfin, directeur général du WWF France.

Et pour souligner l'urgence de la situation, le groupe rappelle un second indicateur qu'il publie chaque année: l'Empreinte écologique, c'est à dire le moment dans l'année où ont été utilisées l'ensemble des ressources naturelles disponibles dans le cadre d'une consommation durable de celles-ci. Une date qui arrive de plus en plus tôt, le 8 août en 2016.

Un témoignage de plus selon WWF pour "démontrer la responsabilité de l’Homme dans ce déclin de la biodiversité". Et d'insister pour convaincre que c'est à elle-même que l'humanité nuit lorsqu'elle détruit. "Plus nous irons loin au-delà des limites de la Terre, plus nous compromettrons notre propre avenir", explique Marco Lambertini. "L’Homme détruit le capital naturel sur lequel il est assis et sans lequel toute prospérité est tout simplement impossible", renchérit Pascal Canfin.

L'association appelle donc à des comportements plus responsables comme "produire des aliments sans détruire les forêts", favoriser les énergies renouvelables ou "réorienter les financements pour soutenir des projets vertueux".

 

"On est en train d'assister à une régression de la vie sur la planète", juge Pascal Canfin, directeur général du WWF France.

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