Isère: après Notre-Dame-Des-Landes et Sivens, Roybon, la nouvelle ZAD

Tache d'huile

Isère: après Notre-Dame-Des-Landes et Sivens, Roybon, la nouvelle ZAD

Publié le :

Lundi 01 Décembre 2014 - 11:32

Mise à jour :

Lundi 01 Décembre 2014 - 11:40
Des opposants à la construction d'un complexe touristique Center Parcs à Roybon, dans l'Isère, ont érigé une nouvelle "Zone à défendre" (ZAD) sur place. Une escalade qui inquiète.
©Stéphane Mahé/Reuters
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Pierre Plottu

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Attaques, harcèlement, désobéissance civile: une nouvelle Zad (pour "Zone à défendre") s'est constituée et radicalisée à Roybon, dans l'Isère, contre la construction d'un Center Parcs dans le massif des Chambaran tout proche.

Dimanche 30 novembre vers midi, environ 1.000 à 1.500 personnes, parmi lesquelles des élus écologistes, ont manifesté contre ce projet jugé "démesuré". Le cortège s'est introduit sans violence sur le site du chantier, situé au cœur de la forêt de Chambaran, à quelques kilomètres au sud de Roybon (entre Lyon et Grenoble).

Alors que la majeure partie des manifestants sont restés pacifiques, une petite minorité d'activistes en ont profité pour dégrader légèrement les lieux: arrachages de piquets de géomètre, graffitis. Les gendarmes présents à proximité sont restés "très discrets", selon le journal régional Le Dauphiné.

A l'issue de la lecture de déclarations contestataires et d'un pique-nique, les manifestants "traditionnels" sont repartis. Les "zadistes" ont choisis de rester et d'occuper les lieux. Après Notre-Dame-des-Landes et Sivens, où un jeune opposant à trouvé la mort fin octobre, c'est donc une nouvelle "Zone à défendre" qui s'est érigée à Roybon.

Les membres de ce collectif exigent la suspension des travaux et des défrichements et harcèlent presque toutes les nuits, depuis quelques jours, le chantier. Un choix qu'ils justifient notamment par l'absence de débat public sur ce projet touristique. "On n'a pas d'autre choix que d'agir dans la désobéissance civile parce qu'ils passent en force, sans autorisation, de façon totalement illégale", explique à RTL une "zadiste".

Les habitants des environs, qui seraient plutôt favorables au projet, s'inquiètent. "Les gens qui se mobilisent n'ont rien à voir avec le projet et l'écologie. Ce sont plutôt des casseurs et ça nous fait peur", estime l'un d'eux.

 

 

La ZAD de Notre-Dame-des-Landes, en février 2014.

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