Les zoos: un confinement difficile à gérer

Les zoos: un confinement difficile à gérer

Publié le 31/03/2020 à 08:34
Eric VARIN / France Soir
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Auteur(s): France-Soir

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Le confinement pour cause d'épidémie de coronavirus a des conséquences graves sur de nombreux secteurs d’activité. Mais on ne peut pas fermer un zoo comme on ferme un hôtel, un cinéma ou un bureau de poste. La manque de recettes peut être mortel pour les pensionnaires. 

Voilà un cas particulier que l'on peut aisément ignorer. Mais c'est un fait que les zoos ont du fermer leurs portes comme bon nombre d’entreprises françaises. Or les recettes générées par la visite de ces établissements constituent, dans la quasi-totalité des cas, la seule ressource financière de ces établissements.

 

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Des coûts importants et des recettes réduites à néant

Les recettes sont donc nulles, alors que les zoos doivent néanmoins continuer à fonctionner. Certes, le personnel d’accueil est au chômage technique, mais les soigneurs et certains techniciens sont eux mobilisés pour prendre soin des animaux. Il faut continuer à nourrir tigres et éléphants, continuer à entretenir les bassins des phoques ou des otaries, ou s’assurer du bon état des vivariums.

Outre ces frais incompressibles liés à la main d’œuvre, les zoos  doivent aussi assumer les dépenses liées à l’alimentation des animaux ou encore celles consacrées aux soins vétérinaires. Cette distorsion entre des dépenses conséquentes et l’absence totale de revenus conduit  des établissements à lancer un appel à l’aide.

Des animaux à préserver de l’épidémie

Enfin, le personnel de ces parcs animaliers doit également faire face à une nouvelle menace, soulevée par les scientifiques du monde entier. Le COVID-19 est une épidémie, transmise à l’homme par la chauve-souris et le pangolin. Et il faut aujourd’hui s’assurer, que ce virus ne peut pas être transmis à d’autres espèces animales, et les spécialistes pensent plus particulièrement aux grands singes (gorilles, orangs-outangs, …). Une nouvelle mission de surveillance et de prévention s’impose donc à tout le personnel de ces parcs animaliers.

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Auteur(s): France-Soir


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Le bison et les autres pensionnaires du zoo sous haute surveillance

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