1er Mai: un étudiant du Crous de la Pitié-Salpêtrière frappé par la police (vidéo)

1er Mai: un étudiant du Crous de la Pitié-Salpêtrière frappé par la police (vidéo)

Publié le :

Mardi 07 Mai 2019 - 10:49

Mise à jour :

Mardi 07 Mai 2019 - 11:04
©Capture d'écran YouTube/Revolution permanente
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La rédaction de France-Soir

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Un étudiant qui déménageait son logement du Crous avec son frère a été frappé par la police le 1er Mai dernier à la Pitié-Salpêtrière. Une enquête de l'IGPN a été ouverte.

Résignés, les deux victimes n'ont pas souhaité porté plainte contre les forces de l'ordre malgré les violences qu'elles ont subi. Lors de la manifestation du 1er Mai dernier, un étudiant de 23 ans qui loge dans la résidence universitaire qui se situe à l'intérieur de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière a été violemment frappé par des policiers d'un escadron motocycliste sans explication. Son frère, âgé de 27 ans, qui se trouvait là pour l'aider à déménager son appartement a également été frappé et a reçu trois semaines d'interruption de totale de travail.

Selon Mediapart, qui révèle l'information, cette "intrusion violente" au niveau du Crous, "bien réelle celle-là (…) a été passée sous silence". Les faits ont eu lieu au moment où des manifestants s'étaient introduits à proximité du service de réanimation pour fuir les gaz lacrymogènes qui inondaient le boulevard de l'Hôpital. "L’ambiance était tout à fait calme. Les manifestants s’asseyaient, des soignants mettaient des gouttes dans les yeux et distribuaient de l’eau", a expliqué une résidente du Crous qui se situe quasiment en face du service de "réa".

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Les deux frères sortent alors de la résidence pour voir ce qu'il se passe et sont pris entre deux charges de policiers qui évacuent la cour de l'hôpital. Des CRS arrivent du boulevard de l'Hôpital et chassent les manifestants réfugiés là. "De l'autre côté de la rue, à contresens de la charge de CRS, des «voltigeurs» s'avancent pour prendre en étau les quelques manifestants", explique le site d'investigation.

Les deux frères courent alors se réfugier au Crous, poursuivis par les forces de l'ordre. Le plus jeune est rattrapé dans le hall de la résidence et reçoit des coups de matraques. "Je leur ai dit à plusieurs reprises: «J’habite ici». J’avais mes papiers, les clefs de ma chambre et j’étais prêt à tout leur montrer. Mais ils n’étaient pas là pour dialoguer, ils ne voulaient que la violence", témoigne-t-il à Mediapart. .

Le jeune homme parvient à fuir dans les escaliers et se réfugier chez un autre jeune qui a filmé une partie de la scène. "Je suis resté chez lui le temps que ça passe. Je ne sais pas ce que les policiers auraient pu me faire s’ils m’avaient attrapé dans les escaliers, sans témoin autour d’eux", fait-il savoir.

Une enquête a été ouverte et confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) selon la Préfecture de police de Paris jointe par le média. Le site d'investigation précise que la direction du Crous n'a pas pris la peine de se rapprocher de son résident blessé.

Voir:

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Un étudiant qui déménageait son logement du Crous a été frappé par la police le 1er Mai dernier à la Pitié-Salpêtrière.

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