Abattoir de Houdan: amendes requises contre les militants de L214

Abattoir de Houdan: amendes requises contre les militants de L214

Publié le 04/09/2017 à 19:05 - Mise à jour à 19:09
© PIERRE ANDRIEU / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Des peines d'amende ont été requises ce lundi contre deux militants de l'association L214 qui s'étaient introduits en décembre dernier dans un abattoir des Yvelines pour y placer des caméras. Le jugement est attendu le 9 octobre.

La loi, c'est la loi. Le ministère public a requis ce lundi 4 une peine de 15.000 euros d'amende dont 10.000 euros avec sursis contre chacun des deux militants de l'association L214 qui s'étaient introduits dans un abattoir de Houdan, en région parisienne, et y avaient placé des caméras filmant notamment l'étourdissement des porcs au CO2.

L'objectif pour le groupe qui milite contre la consommation de viande était de récupérer de nouvelles images choc. Mais, le procureur a tenu à rappeler qu'il ne s'agissait pas du procès des méthodes d'abatages, mais bien de "violation du domicile d'autrui" et "tentative d'atteinte à la vie privée par fixation, enregistrement ou transmission de l'image" dont-il était question. Par ailleurs, les manquements aux règles avancés par L214 et actuellement objet d'une affaire distincte n'ont pas été avérés.

Les deux membres de L214, qui militent pour l'abandon de tout produit animal dans l'alimentation, avaient caché en décembre des caméras dans un abattoir des Yvelines, notamment sur une nacelle descendant les cochons dans le puits où ils sont étourdis au CO2 avant d'être saignés.

Trahis par la chute d'une caméra, ils avaient été interpellés alors qu'ils venaient récupérer leur matériel, encagoulés, dans la nuit du 12 au 13 décembre. L214 a depuis diffusé certaines de ces vidéos, qui entendent montrer la souffrance des animaux.

Ce procès est une première bien que L214 ait déjà obtenu à de nombreuses reprises de telles images. Mais les militants étaient passés par des employés des abattoirs et ne s'étaient donc jusque-là pas introduits eux-mêmes dans des locaux privés. Plusieurs questions juridiques avaient donc retardé la tenu du procès.

La décision du tribunal est attendue le 9 octobre prochain.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Les deux militants sont poursuivis pour "violation du domicile d'autrui" et "tentative d'atteinte à la vie privée".

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