Abdelhakim Dekhar, le tireur de "Libération", devant les assises

Il risque la perpétuité

Abdelhakim Dekhar, le tireur de "Libération", devant les assises

Publié le :

Vendredi 17 Novembre 2017 - 11:34

Mise à jour :

Vendredi 17 Novembre 2017 - 12:01
Le tireur de "Libé", Abdelhakim Dekhar, comparaît ce vendredi devant les assises de Paris pour tentatives d'assassinat, enlèvement et séquestration. Il encourt la prison à perpétuité.
©HO/BFMTV/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Abdelhakim Dekhar, l'homme qui avait blessé d'un coup de fusil un photographe au siège de Libération en 2013, comparaît ce vendredi 17 devant la cour d'assises de Paris. Il doit répondre de trois tentatives d'assassinat, ainsi que d'enlèvement et séquestration. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Les faits remontent au 15 novembre 2013. Abdelhakim Dekhar avait fait irruption au siège de BFMTV, armé d'un fusil à pompe, mais sans ouvrir le feu. Trois jours plus tard, le 18, il entrait dans les locaux de Libération et blessait cette fois grièvement un assistant photographe, avant de prendre la fuite. Il tirait encore plusieurs coups de feu devant le siège de la Société Générale dans le quartier d'affaires de La Défense, près de Paris, avant de prendre en otage un automobiliste sur l'avenue des Champs-Elysées.

Ce n'est finalement que le 20 novembre qu'Abdelhakim Dekhar est interpellée par les forces de l'ordre au terme d'une traque impressionnante. Il est retrouvé dans un état comateux à l'intérieur d'une voiture dans un parking à Bois-Colombes après avoir ingéré une grande quantité de médicaments et grâce au témoignage de Sébastien L., un de ses plus proches amis. 

Son mobile est particulièrement flou. Dans une lettre non-datée laissée derrière lui et évoquée en 2013 par le procureur de Paris François Molins, il développait la théorie d’un "complot fasciste", s’en prenant au "capitalisme" et aux journalistes "payés pour faire avaler des mensonges". Dans d’autres messages, il s'est fait le porte-parole des opprimés. Devant le juge d'instruction qui a enquêté sur l'affaire, il s'est toutefois défendu de vouloir "tuer", tout en revendiquant un "acte politique".

Le prévenu avait été condamné en 1998 à quatre ans de prison pour avoir acheté le fusil à pompe qui avait servi à Florence Rey et Audry Maupin en 1994. L'équipée sanglante de ce jeune couple, proche des milieux autonomistes d'ultra-gauche, avait fait cinq morts dans Paris: trois policiers, un chauffeur de taxi et Audry Maupin.

Abdelhakim Dekhar avait blessé un photographe à "Libération" en 2013.

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