Accident mortel à Millas: tous les enfants étaient de la même petite ville

Accident mortel à Millas: tous les enfants étaient de la même petite ville

Publié le :

Vendredi 15 Décembre 2017 - 09:06

Mise à jour :

Vendredi 15 Décembre 2017 - 09:13
©Raymond Roig/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Quatre enfants morts et des dizaines d'autres blessés, pour certains encore, ce vendredi matin, entre la vie et la mort. Le drame de l'accident survenu jeudi après-midi à Millas, dans les Pyrénées-Orientales, est l'un des pires de ces dernières années en France. Et il restera comme une marque au fer rouge pour une petite commune toute proche, d'où sont originaires les petites victimes.

Après le dramatique accident mortel de Millas (Pyrénées-Orientales), le choc est immense ce vendredi 15 au matin. Dans toute la France, qui se réveille avec l'évolution d'un bilan déjà lourd jeudi 14 au soir, mais surtout dans la petite commune de Saint-Féliu-d'Avall, d'où sont originaires toutes les petites victimes.

Plus de vingt gamins qui rentraient de l'école resteront marqués au fer rouge par la collision de leur car scolaire avec un train sur un passage à niveau. Quatre y ont trouvé la mort, tandis que sur la vingtaine de blessés, 10 étaient encore, ce vendredi matin, dans un état "d'urgence absolue" selon les autorités. Ce qui laisse craindre que le bilan n'évolue encore.

"Les (enfants) plus touchés, qui ont été dirigés vers les urgences du CHRU de Perpignan, n’ont pas été capables de donner leur nom" dans un premier temps, a confié le maire de Saint-Féliu-d'Avall, cité par Le Parisien. Car certaines des victimes n'étaient toujours pas identifiées jeudi tard dans la soirée. Puis d'ajouter: "ce que l’on sait, c’est que tous les blessés sont de notre commune. C’est un désastre, une catastrophe".

Lire aussi: Accident à Millas: un dysfonctionnement du passage à niveau?

Toute la petite commune d'à peine plus de 2.600 habitants, où tout le monde se connaît, a ainsi vécu une nuit d'horreur, entre peine et angoisse. La peine d'avoir perdu un enfant, un neveu, un ami, l'angoisse, un peu coupable, de souhaiter que ce ne soit pas le sien, tout en restant dans l'expectative. "J’attends des nouvelles de mon petit frère Gauthier, 14 ans. Notre mère est à la maison, effondrée. Je suis incapable de lui donner des nouvelles", bouillonnait ainsi, impuissant, un jeune homme de la commune, également cité par le quotidien de la capitale.

Le difficile travail d'identification a finalement été mené à bien ce vendredi matin, a annoncé la préfecture des Pyrénées-Orientales. Dans la nuit, tous les proches ont été informés. Laissant désormais place au deuil. Et aux questions sur les circonstances de ce drame, l'un des plus graves accidents impliquant des enfants en France de ces dernières années.

D'importants moyens de secours ont été déployés sur place.


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