Accusé à tort de pédophilie, le directeur d'un centre aéré de Pantin passé à tabac par des parents

L'enfant s'est finalement rétracté

Accusé à tort de pédophilie, le directeur d'un centre aéré de Pantin passé à tabac par des parents

Publié le :

Mardi 20 Décembre 2016 - 15:12

Mise à jour :

Mardi 20 Décembre 2016 - 15:16
Pour venger son fils de cinq ans qui accusait le directeur du centre aéré d'attouchements sexuels, un père a passé à tabac l'agent qui a finit à l'hôpital gravement blessé. Sauf que l'enfant mentait...
©Mic/Flickr
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La rédaction de FranceSoir.fr

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La vérité ne sort pas toujours de la bouche des enfants et les mensonges peuvent parfois avoir de graves conséquences. Le directeur d'un centre de loisirs de Pantin (Seine-Saint-Denis) a été grièvement blessé par des parents qui l'ont passé à tabac car leur fils de cinq ans avait accusé l'homme de 43 ans d'attouchements sexuels, vendredi 16. Le petit s'est toutefois ensuite rétracté mais il était déjà trop tard: la furie de son père avait déjà envoyé l'agent municipal à l'hôpital.

Attouchements, masturbations... vendredi soir, l'enfant a décrit à sa mère les violences sexuelles dont il aurait été victime rapporte Le Parisien. Celle-ci s'est alors rendue au centre aéré pour identifier "l'animateur" qu'accusait son fils, avant de revenir avec son compagnon, tous deux déterminés à se faire justice eux-mêmes.

Ils ont alors fait irruption dans le bureau du directeur et, sans un mot, le père se serait déchaîné. A coups de casque de moto celui-ci aurait littéralement passé à tabac l'agent, le frappant à la tête et aux bras avec lesquels il tentait de se protéger. "Sa main pendouillait, elle était comme atrophiée", a décrit une élue de la ville arrivée sur place peu après l'agression citée par Le Parisien. A tel point que la victime était toujours, lundi, hospitalisée et s'est vu prescrire 45 jours d'incapacité totale de travail (ITT).

Terrible méprise que celle des parents puisque l'enfant est revenu sur ses accusations dès son premier interrogatoire par la brigade des mineurs spécialisée dans les affaires de pédophilie. Les poursuites contre le directeur ont ainsi été abandonnées. Les parents sont pour leur part poursuivis pour violences volontaires. "On ne peut pas se faire justice soi-même", a dénoncé l'élue à l'enfance de Pantin Leïla Slimane.

 

"Sa main pendouillait, elle était comme atrophiée", a raconté une élue de Pantin arrivée sur les lieux peu après l'agression.


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