Acide chlorhydrique et bombes artisanales: une enquête ouverte

Acide chlorhydrique et bombes artisanales: une enquête ouverte

Publié le :

Mercredi 17 Juillet 2019 - 07:40

Mise à jour :

Mercredi 17 Juillet 2019 - 07:43
© JACQUES DEMARTHON / AFP/Archives
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La rédaction de France-Soir

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Une enquête a été ouverte suite au signalement par plusieurs grandes surfaces de l'Essonne d'achats massifs, samedi 13 et dimanche 14, d'acide chlorhydrique, lequel peut servir à confectionner des bombes artisanales. Déjà plusieurs attaques au cocktail molotov contre des forces de l'ordre ont été recensées depuis.  

Les achats suspects ont été signalés par plusieurs magasins spécialisés du département. En quelques heures, ces grandes surfaces ont vu ce week-end leur stock d'acide chlorhydrique dévalisé. Une enquête a été ouverte, les autorités craignant que ces achats servent à la fabrication de bombes artisanales.

Si l'acide chlorhydrique est ininflammable, il est en revanche très corrosif et représente donc un réel danger s'il est lancé sur des personnes à la manière d'un cocktail molotov.

La quasi-simultanéité des achats dans le même département a fait penser aux policiers que ces grandes quantités d'acide pourraient être utilisées notamment durant la soirée du 14 juillet.

Selon Le Parisien qui révèle les faits, des policiers municipaux et nationaux auraient été la cible de telles armes dans la nuit de dimanche à lundi, à Etampes, toujours dans l'Essonne. Aucun blessé n'a cependant été à déplorer. Le commissariat des Ulis a lui aussi été visé.

Voir: Les Ulis - un commissariat attaqué au cocktail molotov par des émeutiers

Ce mercredi 17, les craintes n'étaient cependant pas dissipées puisque les forces de l'ordre redoutent également que les casseurs profitent des festivités consécutives à la finale de la Coupe d'Afrique des nations, qui opposera vendredi l'Algérie au Sénégal, pour s'en prendre aux commissariats et voitures de police.

Une enquête a été ouverte pour "détention ou transport de substances incendiaires et d’association de malfaiteurs en vue de la commission de faits de destruction par incendie". Les forces de l'ordre s'attèlent à identifier les acheteurs via leurs moyens de paiement et les images de vidéosurveillance permettant de les identifier, ainsi que leurs véhicules.

Les enquêteurs ignorent encore quel degré de concertation existe entre les auteurs des différents achats, réalisés dans des secteurs parfois distants de plusieurs dizaines de kilomètres. Ils soupçonnent qu'un mot d'ordre ait été lancé sur les réseaux sociaux.

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Les enquêteurs craignent que l'acide soit utilisé pour attaquer des commissariats.


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