Affaire Benalla: Vincent Crase s'excuse auprès d'Emmanuel Macron

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Affaire Benalla: Vincent Crase s'excuse auprès d'Emmanuel Macron

Publié le 04/04/2019 à 12:34 - Mise à jour à 12:45
© Bertrand GUAY / AFP
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Auteur(s): La rédaction de France-Soir

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Vincent Crase, l'ex-collaborateur de l'Élysée mis en examen pour avoir violenté des manifestants le 1er-Mai place de la Contrescarpe avec Alexandre Benalla, a décidé de livrer sa version des faits à travers un livre intitulé "Présumé coupable" aux éditions Plon.

C'est un des noms les moins médiatisés de l'affaire Benalla: son comparse lors des violences place de la Contrescarpe le 1er mai 2018, Vincent Crase. Ce dernier est sorti du silence auquel il s'était astreint depuis le début de l'affaire. Dans une interview, accordée au Parisien à l’occasion de la sortie de son livre Présumé coupable (éditions Plon), l’ancien chef de la sécurité de LREM revient sur le plus important scandale politique du quinquennat d'Emmanuel Macron.

"Chez Alexandre, il y a du respect et de l’admiration. Et chez Macron, sans doute un peu d’admiration. Il avait besoin de lui, aussi. Tout le fond de cette histoire, c’est ça: les présidents veulent avoir leur sécurité en main. Ils aiment avoir à leur côté des gens hors de la caste des fonctionnaires de l’Intérieur, qui peuvent leur débrouiller un truc très vite, sans toute la lourdeur administrative", a-t-il fait savoir au sujet des relations entre l'ancien conseiller et le président de la République.

Toujours à propos de celui avec qui il était en affaire dans le cadre de la société France Close Protection: "Alexandre était capable d’organiser très vite un dîner au restaurant en absolue sécurité, sans les gyrophares, etc. Un président et son épouse ont le droit de souffler. Benalla, c’était une courroie de transmission très importante au Château".

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A propos de sa relation avec le président de la République, le gendarme réserviste explique: "Je lui dirais que je suis désolé de cette histoire complètement folle, qui lui a fait du tort. Et qu’en même temps, je n’y suis pour pas grand-chose". Et de poursuivre: "Je le défendrai toujours. Il est hyper talentueux, en avance sur son temps, ou alors ce sont les Français qui sont en retard. La déconnexion vient de là".

Revenant sur les événements du 1er mai, Vincent Crase assure qu'il aurait "dû laisser faire les CRS". "Mais on a eu le sentiment de se faire agresser. J’ai pris un éclat de verre dans la jambe. On n’a pas frappé des manifestants: les deux de la Contrescarpe, on ne peut plus dire que ce sont des amoureux qui allaient manger une crêpe. Ils ont été condamnés! Comme si l’Elysée nous avait envoyés casser de l’opposant, c’est du délire… C’est une histoire ridicule qui a pris des proportions folles. Benalla a été un défouloir", affirme-t-il. Selon lui, son seul "tort" a été de porter illégalement une arme de point. "Mais depuis 2015, on est en guerre en France. Le jour où une catastrophe arrive, si j’ai la chance d’être outillé, c’est mieux. Légalement, ce n’est pas bien. Moralement, je ne me jette pas la pierre. Les armes, je connais, je maîtrise", tranche-t-il.

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Auteur(s): La rédaction de France-Soir


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Vincent Crase a décidé de livrer sa version des faits à travers un livre intitulé "Présumé coupable" aux éditions Plon.

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