Affaire Daval: ADN de la mère de Jonathann, complice... le point à la veille de l'audition

Affaire Daval: ADN de la mère de Jonathann, complice... le point à la veille de l'audition

Publié le :

Mercredi 28 Novembre 2018 - 15:32

Mise à jour :

Mercredi 28 Novembre 2018 - 15:37
© SEBASTIEN BOZON / AFP/Archives
PARTAGER :

La rédaction de France-Soir

-A +A

Les prochaines auditions de Jonathann Daval et confrontations avec la famille de sa défunte épouse Alexia pourraient permettre de lever les nombreuses zones d'ombres dans cette affaire. Entre les différentes versions du suspect, les révélations, les accusations de complot et autres soupçons de complicité, la vérité est encore loin d'être établie.

Plus d'un an après la mort d'Alexia Daval, le principal suspect -son mari Jonathann- sera confronté à ses beaux-parents ainsi qu'à sa belle-sœur et son beau-frère. Une rencontre dont beaucoup est attendu, alors que le trentenaire est passé au cours des mois du statut de veuf éploré à suspect numéro 1, et a fini par accuser la famille de la victime de complot alors que celle-ci avait témoigné d'une certaine compassion à son égard. De récentes avancées ont également jeté le trouble sur cette affaire.

Jonathann Daval avait alerté les autorités samedi 28 octobre 2017 que sa femme n'était pas rentrée de son jogging matinal. Le lundi suivant, son corps partiellement calciné avait été retrouvé dans un bois à proximité. L'homme était apparu dans toute sa détresse aux côtés de ses beaux-parents lors des funérailles, tandis que la crainte d'un tueur sévissant dans la région se faisait sentir.

Voir: Il y a un an éclatait l'affaire Daval

> du prédateur au complot en passant par le crime passionnel

Fin janvier, premier rebondissement. Jonathann Daval est placé en garde à vue puis mis en examen pour le meurtre. Il reconnaît rapidement avoir étranglé sa femme au cours d'une dispute conjugale. Son avocat invoquera le geste impulsif d'un homme lui-même victime de la violence physique et psychologique d'Alexia Daval.

Du prédateur de joggeuses au crime passionnel, l'affaire a par la suite pris des airs de manipulations. Début juillet, Jonathann Daval change radicalement de version et évoque un complot. Ce serait le mari de sa belle sœur, Grégory Gay, qui aurait tué son épouse et toute la famille l'aurait couvert. Lui n'aurait que transporté le corps. La théorie n'a pas convaincu les enquêteurs.

> des éléments à charge

Plusieurs éléments matériels (des draps appartenant au couple retrouvé sur les lieux, des traces de pneu, l'analyse du GPS de sa voiture, un SMS envoyé après l'heure de la mort par la jeune femme...) sont venus accabler le principal suspect.

A cela s'est ajoutée une expertise psychiatrique mettant à la mal sa défense dans laquelle il était décrit comme "déterminé, plutôt dominant, colérique voire agressif, et très manipulateur" malgré son allure de "chien battu".

Dernièrement, c'est un texte écrit quelques jours après la mort d'Alexia et récapitulant le premier alibi qui a été retrouvé sur l'ordinateur de Jonathann Daval.

> des questions troublantes

Jonathann Daval n'a jamais reconnu avoir mis le feu à la dépouille d'Alexia, rare élément immuable de ses versions des faits. Même l'avocat des parents de la victime avait déclaré ne pas exclure la possibilité d'une complicité.

Les zones d'ombres qui pèsent sur l'affaire laissent donc place à de nombreuses théories. En témoigne l'émoi provoqué par la découverte d'un cheveu porteur de l'ADN de la mère de Jonathann Daval dans sa voiture, celle qui aurait servi à transporter le corps. Malgré les nombreuses façon dont cet élément aurait pu se retrouver là, les questions se multiplient. Reste à savoir si les prochaines auditions et confrontations permettront d'enfin établir les circonstances du meurtre.

Lire aussi:

Alexia Daval: ses parents témoignent de provocations des proches de Jonathann

Meurtre d'Alexia Daval: une bombe aérosol intéresse les enquêteurs

Jonathann Daval maintenu en détention par la cour d'appel de Besançon

De nombreuses zones d'ombre demeurent dans l'affaire Alexia Daval.

Commentaires

-